Durant la semaine, les membres du Syndicat des Chargées et Chargés de Cours de l’Université Laval (SCCCUL) ont manifesté leur mécontentement face aux récentes contre-propositions avancées par l’administration lavalloise.

C’est principalement l’enjeu salarial qui serait en cause.  Les chargé.e.s de cours exigent une nette augmentation de salaire puisqu’ils seraient, selon la présidente du Syndicat, parmi les moins bien payés au Québec.

D’après les commentaires recueillis, les discussions à ce sujet ont été difficiles. À vrai dire, le Syndicat déclare que les contre-propositions de l’administration auraient pour effet de les maintenir encore «parmi les moins payés des universités du Québec». Les offres semblent donc bien loin des demandes syndicales, ce qui ne présage rien de bon.

De plus, la présidente du Syndicat, Christine Gauthier, dénonce que les chargées et chargés d’enseignement soient les «grands oubliés de ce rattrapage». Selon nos informations, les propositions de l’administration augmenteraient la précarité à l’emploi de ces enseignants contractuels, notamment avec une augmentation de la clause de réserve.

En entrevue, l’administration lavalloise est claire sur sa vision de la clause de réserve : elle doit être augmentée. Cette clause permet aux facultés de réserver un pourcentage de leurs cours pour des étudiant-es ou des professeur-es invité-es par exemple. Les cours compris dans la réserve ne sont donc pas accessibles aux chargé-es de cours.

« Nous allons refuser toute demande qui aurait pour objectif de nous retirer des cours, comme la demande patronale de hausser la clause de réserve à 15% », déclare Christine Gauthier, présidente du SCCCUL.

 

Crédit photo : Page Facebook du SCCCUL

Le temps presse

 Après 22 mois sans nouvelle convention collective et plus de 50 séances de négociation, il est temps d’obtenir un règlement, exige le syndicat.

« C’est le temps de régler avec les chargées et chargés de cours et de nous offrir un contrat de travail qui nous reconnaisse comme des acteurs essentiels pour l’Université́ Laval », défend madame Gauthier.

En entrevue, la présidente du Syndicat présente les étapes à venir. Dès le début de la semaine prochaine, les membres du SCCCUL se réuniront en assemblée pour déterminer les prochains moyens de pression à adopter. Ensuite, d’autres séances de négociation auront lieu au cours de la semaine, en espérant qu’on y trouve une solution à cette longue impasse.

Rappelons que dans un article publié plus tôt cette session, le SCCCUL n’excluait pas l’idée d’une grève des chargé.e.s de cours. À cet égard, la Vice-rectrice aux ressources humaines, Lyne Bouchard, espérait éviter un tel scénario.