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Le Syndicat des employés et employées de l’Université Laval (SEUL) a annoncé que la grève continuera jusqu’au 19 mars sur le campus. Une absence totale de communication fonde une guerre d’usure financière, selon le leader syndical Éric-Jan Zubrzycki.

La décision de ne pas déclencher une grève générale illimitée repose sur de minces espérances qu’a toujours le syndicat de régler ce conflit, qui dure depuis le 21 février.

« On a vraiment espoir de régler chaque semaine, lance le porte-parole du SEUL. Sur les régimes de retraite, ce n’est que 300 000$ qui nous séparent. C’est incompréhensible d’être en grève sur un écart aussi faible, puisque ça se récupère assez aisément quand on pense à l’immense masse salariale. »

Selon lui, il y aurait d’ailleurs facilement moyen de réaliser des économies récurrentes chaque année afin d’obtenir ce montant. Il pointe notamment en direction du salaire de plusieurs têtes dirigeantes sur le campus.

C’est en ce sens que la position de l’employeur ne reposerait pas sur des bases économiques, selon M. Zubrzycki. « On nous dit que c’est plutôt en raison d’équité intergénérationnelle, sauf que l’ensemble du personnel, dont les plus jeunes, a une garantie d’avoir une rente adéquate à l’indexation. »

Menace de session prolongée

Ultimement, les actions menées sur le terrain pourraient avoir un impact sur la poursuite des études, soutient Éric-Jan Zubrzycki, précisant que ce n’est pas ce qu’il souhaite.

La direction de l’Université Laval assure pour sa part que la session ne sera ni annulée ni prolongée, la « quasi-totalité » des cours étant maintenue jusqu’ici, selon la porte-parole de l’institution, Andrée-Anne Stewart.

Celle-ci rappelle que, concernant les activités de formation annulées se tenant en laboratoire, les facultés des départements concernés prennent actuellement « les moyens nécessaires pour aller vers la reprise des activités et des cours ».

Ces reprises peuvent d’ailleurs prendre diverses formes, précise-t-elle. « Ça peut être l’allongement d’une heure par séance ou encore l’ajout d’une séance en soi, à un moment convenu avec les étudiants. »

À l’image de la semaine dernière, le PEPS sera ouvert sur un horaire réduit de 8 h à 16 h samedi et dimanche.

Suivi des accusations de briseurs de grève

Jeudi, l’inspecteur gouvernemental a remis son rapport au Tribunal du travail. Au cours des derniers jours, 28 personnes, dont 22 personnes cadres, ont été rencontrées pour vérifier si leurs conditions étaient conformes aux dispositions de la loi.

Sur ce nombre, aucun individu n’a été déclaré comme étant un briseur de grève. Toutefois, en ce qui concerne les étudiants auxiliaires et les agents contractuels sur le campus, l’inspecteur laisse soin aux tribunaux de trancher.

« On ne connait pas encore le résultat de cette décision, mais en principe, on devrait l’avoir aujourd’hui [vendredi] », envisage M. Zubrzycki.

Dans ce dossier, l’Université Laval maintient son message de soutien aux étudiants. « C’est le personnel cadre autorisé qui gère le maintien des services de manière générale, indique Andrée-Anne Stewart. Je peux vous dire qu’on travaille très fort pour assurer une continuité. »

À propos des événements annulés

Plus tôt cette semaine, la grève a causé l’annulation du Colloque sur l’enseignement supérieur de demain, organisé par la CADEUL. Il sera reporté en date du 12 avril, indique l’association.

Pour le leader syndical, c’est ce genre d’événements qui est ciblé par le SEUL dans son combat contre l’administration, dans la mesure où il n’y a aucun développement.

« C’est comme une avalanche, poursuit-il. On a aussi la modification du règlement d’études pour l’admission en médecine, les horaires de moins en moins grands au PEPS. Ça va être de plus en plus important. »

Dès maintenant, le SEUL invite le conseil universitaire à se mobiliser dans ce débat. « Il a le pouvoir de révoquer des décisions de l’exécutif, conclut M. Zubrzycki. Le bien-être aux études, sur lequel il veille, est menacé. Il devrait donc se prononcer pour que la grève se termine. »

Trois principaux enjeux de la négociation
  • Reconduction de la convention collective, échue depuis le mois d’avril dernier.
  • Ajustement des salaires au reste du secteur public (à savoir environ 9 % d’augmentation sur cinq ans).
  • Restructuration des régimes de retraite conformément aux exigences de la Loi 13 de l’Assemblée nationale.

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