Contrairement à la croyance populaire, l’inscription d’un étudiant étranger n’est pas plus payante pour les universités que celle d’un étudiant local. Tous les frais sont envoyés au ministère qui, lui, renvoie le même montant de subvention sans égard à la provenance de l’inscrit. Si l’Université Laval a augmenté son recrutement à l’international, c’est surtout pour favoriser la diffusion du savoir.

«En acceptant de former des gens de l’extérieur, nous propageons l’éducation, affirme la vice-rectrice adjointe, Nicole Lacasse. Certains programmes ne sont pas disponibles dans tous les pays et nous offrons ainsi la possibilité de former des experts. De plus, pour l’apprentissage global des étudiants, le mélange des influences et des cultures est extrêmement important.» Les étudiants étrangers comblent aussi le déficit démographique de l’est du Québec puisque de plus en plus de jeunes se dirigent vers la région métropolitaine de Montréal.

Au premier cycle, il est difficile d’établir quelle faculté a connu la plus grande hausse puisqu’il y a plusieurs programmes contingentés. Néanmoins, les départements de foresterie, de géomatique, d’administration, d’éducation, de sciences infirmières et de sciences sociales ont vu plus de nouveaux visages dans leurs pavillons. «La hausse s’explique surtout par l’ouverture de nouveaux programmes qui répondent à des besoins dans le domaine de l’emploi», analyse Lacasse. La Faculté des lettres reste stable, contrairement à la Faculté d’architecture qui est en légère baisse.

Avec une augmentation globale des inscriptions, l’Université Laval voit ses revenus augmenter. «Malheureusement, malgré les 30 000 inscriptions au premier cycle, l’augmentation de revenu n’est pas proportionnel à l’augmentation des inscriptions. C’est certain que nous avons une hausse claire des liquidités, mais les dépenses augmentent aussi», commente-t-elle.

La formation continue a vu ses inscriptions grossir de 11%. Nicole Lacasse explique cela par un besoin de spécialisation dans les entreprises. «En ce moment, le marché de l’emploi est favorable à Québec. Les employés souhaitant augmenter leur rendement s’inscrivent donc à temps partiel.»

Les cycles supérieurs en force
Alors que les universités de la province ont vu leur taux d’inscriptions gonflé de 3,7%, l’Université Laval a accueilli cet automne 6,3% plus d’étudiants. La hausse au deuxième et troisième cycles est encore plus marquante avec 9 000 nouveaux candidats à la maîtrise.

«On a mis pas mal d’efforts pour mieux faire connaître les capacités d’accueil des programmes de deuxième et troisième cycle», explique Nicole Lacasse. Attirer de nouveaux étudiants vers l’Univeristé Laval n’est pas tout, il faut aussi conserver les étudiants du premier cycle. «Si on veut garder notre statut d’université de recherche, il est important que les étudiants participent activement aux programmes de cycles supérieurs. C’est important pour l’avenir de notre société», soutient la vice-rectrice adjointe.