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Des citoyens de la ville de Québec ont décidé de prendre les choses en mains pour honorer les victimes de l’attentat de la grande mosquée de Québec du 29 janvier 2017. « On ne pouvait pas passer cet évènement sous silence, c’est un attentat terroriste et ça s’est passé dans notre ville. Si on ne fait rien, c’est comme si on l’ignorait », affirme Maryam Bessiri, l’une des porte-paroles du comité de commémoration citoyenne.  

L’évènement se déroulera le lundi 29 janvier 2018. « C’est un grand rassemblement en soirée dans le stationnement de l’église Notre-Dame-de-Foy, tout prêt de la grande mosquée de Québec, exactement comme la vigile de l’année dernière », précise la porte-parole.

Selon elle, cette commémoration se veut un rassemblement citoyen. « Ça se fera évidemment avec tout le respect qu’on doit aux victimes de cet attentat qu’on n’a pas oublié, soutient Mme Bessiri. La devise du Québec, c’est quand même Je me souviens. »

Elle promet une programmation très intéressante. Durant la soirée, il s’y tiendra notamment des prises de paroles et des prestations artistiques.

Selon le comité de commémoration citoyenne, la démarche s’inscrit dans un processus de deuil collectif. « Il faut rendre hommage aux victimes, épauler leurs familles et, en même temps, mettre en place un espace rassembleur pour que les gens de la ville puissent témoigner de leur solidarité », spécifie la porte-parole.

Le comité veut aussi mettre l’accent sur des valeurs de rapprochement entre les différentes cultures de la ville. « Notre objectif, c’est aussi de reconnaître la diversité passée et présente de la ville de Québec et de contribuer à construire une ville forte et fière de sa diversité », ajoute Maryam Bessiri.

L’Université Laval à l’appui

L’UL a annoncé qu’elle soutenait les démarches du comité de commémoration citoyenne. « C’est vraiment à titre de citoyen de la ville de Québec que l’Université offre son appui au comité et aussi au Centre culturel islamique de Québec », indique Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l’institution d’enseignement.

« Au départ, nous avions pensé à organiser notre propre événement sur le campus », avoue la relationniste, racontant que finalement, l’Université a préféré se rallier à l’initiative citoyenne déjà existante. « Nous ne voulons pas être à l’avant-plan, nous croyons que c’est important de faire ça ensemble », poursuit-elle.

Le comité de commémoration voit d’un bon œil l’implication de l’Université. Maryam Bessiri croit d’ailleurs que le soutien de l’UL était plus que nécessaire dans le contexte. « Il ne faut pas oublier que l’une des victimes était un professeur et que sa femme est encore professeure à l’Université Laval. Toute la communauté universitaire a donc été directement touchée », rappelle-t-elle.

L’Université considère aussi qu’il est nécessaire de prendre un moment pour honorer la mémoire de Khaled Belkacemi, qui était professeur du Département des sols et de génie agroalimentaire. Elle insiste sur l’importance de la communauté musulmane à l’Université Laval, mentionnant que celle-ci fait partie « du cœur même de l’institution. »

Les détails par rapport à l’implication de l’Université dans la commémoration ne sont pas encore clairs. Andrée-Anne Stewart affirme que l’établissement d’enseignement participera à des rencontres avec le comité citoyen. «Pour l’instant, nous mettons nos outils de communication à leur disposition», ajoute tout de même la relationniste, mentionnant aussi que l’Université est prête à relayer l’information à l’ensemble de sa communauté.

Alternative à la haine

« Nous ne voulons pas politiser la chose. L’initiative vient vraiment de la base, de citoyens qui se sont mobilisés depuis l’an passé », déclare Maryam Bessiri. Le comité découle d’ailleurs d’un plus large mouvement citoyen, la Coordination des actions à Québec contre le racisme.

Cette coalition s’était justement formée dans la foulée des événements du 29 janvier 2017. « Au lendemain de l’attentat, il y a des gens et des organismes qui se sont rassemblés. Ils se sont dits que ça n’avait pas de bon sens, et qu’il fallait faire quelque chose », se remémore la porte-parole.

Elle décrit la Coordination des actions à Québec contre le racisme comme étant une coalition souple, sans hiérarchie, qui permet aux gens et aux organismes de mettre en commun leurs idées et leurs moyens sans pression supplémentaire.

« Nous voulons combattre le racisme et construire une société juste et inclusive, et aussi éviter, pour notre futur, toutes les causes qui ont pu mener à cet attentat », espère Mme Bessiri. Le comité supporte d’ailleurs le mouvement Poly se souvient, qui milite pour un contrôle plus sévère des armes à feu, depuis la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal.

« S’il y a quelque chose que ces deux évènements nous apprennent, c’est que la haine n’a pas sa place et qu’elle est à craindre », constate la porte-parole.

Même si le 29 janvier, c’est la communauté musulmane qui a été directement affectée, Maryam Bessiri considère que c’est l’ensemble de la société québécoise qui en a écopé au final.

D’autres événements commémoratifs sont également prévus durant cette période. Le maire de la ville de Québec, Régis Labeaume, a d’ores et déjà annoncé la tenue d’une grande prière œcuménique le 28 janvier 2018, au Pavillon de la Jeunesse d’ExpoCité.


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