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Les discussions en vue de la création d’une nouvelle association nationale mettent au jour d’importantes tensions au sein des instances de la CADEUL. D’abord mené sur les réseaux sociaux, ce qui pouvait ressembler à des guerres d’égos a pris des accents d’intimidation et de potentielles collusions.

En collaboration avec Margaud Castadère-Ayçoberry

Julien Jolicoeur-Dugré, représentant de l’association de philosophie au caucus, se dit victime d’intimidation de la part de certains membres des exécutifs sortants et entrants de la CADEUL. Impact Campus a d’ailleurs pu observer certains actes d’intimidation lors d’une entrevue avec des membres du caucus de la CADEUL pour le présent article, certains exécutants venant perturber le bon déroulement de la discussion.

Ironiquement, la conversation portait notamment sur l’intimidation dont certains étudiants se disent être victimes de leur part. « On peut nous prendre pour des hystériques, mais quand on se fait surveiller c’est inquiétant », souligne Julien.

Dissensions concernant la nouvelle association nationale

Le caucus des associations de la CADEUL est d’ailleurs divisé sur la manière dont la nouvelle association nationale doit prendre forme. Des dissensions palpables sur les réseaux sociaux durant les derniers jours. Christian Ménard, anciennement VP externe de l’association de psychoéducation, trouve la situation désagréable : « C’est décevant qu’on accuse des exécutants ou d’autres personnes d’incompétence ou de mauvaise foi », déplore-t-il.

Thierry Bouchard-Vincent, président entrant de la CADEUL juge également la situation inquiétante et l’explique par les nombreuses attaques personnelles envers les exécutants de la CADEUL qui se sont produites sur les réseaux sociaux. « Ce n’est pas parce qu’on est des personnes publiques à la CADEUL, car on représente une institution publique, qu’on peut tout accepter non plus. Quand on remet en cause nos intentions, quand on remet en cause notre compétence, alors qu’on s’efforce de repartir sur de nouvelles bases, ça devient stressant pour tout le monde. Ça a été très difficile », explique le président nouvellement élu.

La page Facebook du caucus est au cœur du problème. Cette page a en effet été le théâtre de débats houleux où, selon Thierry, les attaques personnelles ont souvent pris le dessus sur la discussion dans la dernière semaine : « Au vu de ce qui s’est dit sur le groupe Facebook du caucus de la CADEUL, il y a eu beaucoup de tensions, les gens sont stressés. Mais cela n’excuse pas, c’est certain », commente Thierry.

Une situation inhabituelle pour le nouveau président de la CADEUL : « Le groupe Facebook du caucus, c’était quelque chose dont on se servait pour transmettre de l’information et des documents. Ce n’est pas un endroit où on avait des débats. Et là, il y a eu l’expérience de la dernière semaine. C’est plutôt difficile. On essaie de donner des réponses. Mais les conversations sont trop mêlées. Ça ne fonctionne pas », ajoute-t-il.

La situation générale est également très tendue au sein du caucus même où, par exemple, le refus d’une mise en dépôt d’une proposition sur la représentation nationale a mené quelques associations à quitter la réunion lors du caucus de mars.

Un comité du caucus au mandat flou

Julien Jolicoeur-Dugré fait partie d’un comité de trois personnes mandaté par le caucus afin d’accompagner les exécutants dans le processus de création d’une association nationale. Ce comité faisait partie de la délégation cadeulienne à Montréal la fin de semaine dernière lors d’une rencontre avec les différentes universités intéressées à fonder une nouvelle association. Selon lui, son mandat consiste à accompagner les exécutants dans ce processus : « Notre mandat c’est de parler, de donner nos opinions et notre point de vue », explique Julien.

Autre son de cloche du côté de la CADEUL pour qui le mandat de ce comité est une mission d’observation plutôt que de participation active.

Selon le président de la confédération, le mandat de ce comité se limitait à « observer et informer rapidement les membres pour que nos instances internes s’approprient peu à peu la nouvelle association nationale qui est en train de se créer. Ce sont des observateurs qui reviennent présenter les résultats et qui viennent observer le processus à l’externe ».

Une différence d’interprétation exacerbée par une intervention d’Audrey Paquet, autre membre du comité qui s’est adressée à l’ensemble des représentants des autres universités. « Elle a parlé aux autres assos pour leur dire de respecter leurs instances internes », se souvient Julien.

« Ce genre d’actions, ça outrepasse le mandat qui a été donné au caucus. On l’avait dit à Audrey avant même de partir. Elle a senti le besoin de parler pour elle-même. On a eu un malaise. Cela ne représentait pas les mandats de la CADEUL ni les mandats donnés au caucus », rétorque Thierry.

Toutefois, selon Julien, « si on a une discussion avec les régions ce n’est pas outrepasser notre mandat ».

Julien dénonce également le climat général de la fin de semaine. Le ton entre les exécutifs et les membres du comité du caucus aurait d’ailleurs monté, versant rapidement dans les menaces et l’intimidation.

Pas d’intimidation à noter cependant du côté de la CADEUL : « Cette fin de semaine ci, je ne dis pas qu’on a été en accord sur tout. Il y a eu beaucoup de divergences d’idées dans les derniers jours. Cela ne nous a pas empêchés pendant la fin de semaine de bien nous entendre et d’être polis les uns envers les autres », corrige M. Bouchard-Vincent.

Pour Christian Djoko, président de AÉLIÉS, « il n’était pas nécessaire de se rendre à Montréal pour constater les tensions au sein de la CADEUL, il suffisait simplement de regarder sur Facebook ».

Les membres du comité du caucus étaient logés à un hôtel différent de celui des huit autres membres de la délégation de la CADEUL. Cela était dû à des considérations pratiques selon la CADEUL.

Une potentielle collusion

Dans le processus de création d’une association nationale, les associations sont appelées à présenter un candidat qui pourrait occuper un poste dans un comité de coordination qui serait chargé de mettre sur pied les nouvelles instances de la future association nationale.

La CADEUL présente Dominique Caron-Bélanger, interne sortante de l’association.

La décision de choisir Dominique et de présenter sa candidature sur le comité provisoire de la nouvelle association est loin de faire l’unanimité au sein du caucus.

Caroline Aubry, présidente sortante, serait quant à elle présentée par une autre université. Elle se trouvait toutefois à Montréal cette fin de semaine en qualité de présidente sortante de la CADEUL. Tout comme les dix autres membres de la délégation de l’Université Laval, ses dépenses étaient payées par la confédération.

Selon Thierry, elle se serait toutefois abstenue de participer aux débats concernant le comité de coordination : « Lorsqu’on parlait du comité de coordination, c’est certain qu’elle n’était pas assise à table avec nous, justement pour ne pas qu’il y ait apparence de conflit d’intérêt », explique-t-il.

Une apparence de conflit d’intérêt qui fait soupçonner à plus d’un que l’exécutif est pressé de créer une association nationale afin d’offrir un emploi à Dominique Caron-Bélanger et Caroline Aubry. Ces propos sont souvent revenus en discutant avec des étudiants représentant leurs associations au caucus. Le processus de sélection est également remis en doute par certains.

Une accusation que nie Thierry : « Ça a été très clair concernant le processus de désignation des gens qui allaient faire partie du comité […] Étant donné que les élections avaient lieu pendant la fin de semaine, et bien on a fait le meilleur processus qui était disponible pour nous », explique-t-il.

La CADEUL aurait reçu les informations concernant l’ouverture des postes mardi passé en vue d’une élection cette fin de semaine. Un agenda très serré imposé par la création de la nouvelle association selon Thierry.

Malgré le délai très court, trois personnes se sont présentées en vue d’être proposées par la CADEUL. Le processus de sélection s’est déroulé uniquement en présence de certains exécutants de la CADEUL. À l’issue de ce processus, la candidature de Dominique Caron-Bélanger, interne actuellement en transition de la confédération, a été retenue.

Une proximité qui inquiète plusieurs. Le comité du caucus dont fait partie Julien Jolicoeur-Dugré a d’ailleurs enjoint Thierry au cours d’une rencontre mardi le 14 à rendre le processus plus transparent. Les membres ont entre autres choses demandé à être présents lors du processus de sélection : « Je lui ai dit d’au moins le faire pour le PR », se rappelle Julien.

« On s’est dit que c’était vraiment à nous de faire ce processus de mise en candidature. Il ne s’agit pas d’élections non plus », rétorque le président de la CADEUL. Il ajoute également que la sélection du candidat proposé par la CADEUL est plus légitime sans le comité nommé par le caucus : « On s’est dit que ce n’était pas à trois membres individuels de la CADEUL désignés par le caucus de prendre part à cette décision-là », dit-t-il. « Le processus qu’on a fait est le meilleur qu’on aurait pu faire. Il a été transparent. »

D’ailleurs, trop tard pour changer d’idée en ce qui a trait au choix de Dominique. Toujours selon M. Bouchard-Vincent : « Notre processus à l’interne, il a été fait rapidement, on en convient, mais il reste que Dominique, qui a été choisie, a déjà commencé sa démarche. Elle a déjà commencé à rencontrer des associations. On a déjà appuyé sa candidature », ajoute-t-il.


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