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Au Québec, depuis plusieurs années, les experts constatent une déficience dans les connaissances des jeunes en matière de finances personnelles. C’est pourquoi Jeunesse Enrichie, un nouveau projet d’enseignement qui se développe depuis l’automne à l’Université Laval, propose d’éduquer les étudiants à la gestion de leur portefeuille. 

Ayant pour principal objectif d’amener les élèves à prendre des décisions financières éclairées, Jeunesse Enrichie offre la possibilité d’envoyer des mentors ou des animateurs d’ateliers interactifs dans les classes d’écoles secondaires, afin d’accroître le bagage de connaissances en matière de gestion financière personnelle.

Optant pour une approche qui met en relation des étudiants entre eux, l’organisation a rejoint à ce jour plus de 1500 élèves de cinquième secondaire dans plus d’une trentaine d’écoles dans la région de Montréal et ailleurs au Canada.

La présidente du chapitre Université Laval de Jeunesse Enrichie, Laurence Frascadore, explique que le programme se décline en six à huit curriculums. Chaque curriculum est, en soi, un cours d’une heure dédié aux étudiants, lequel peut être administré selon les besoins et les désirs de l’école et des enseignants.

L’équipe exécutive de Québec, constituée de quatre étudiants de l’UL, poursuit une triple mission qui consiste à « offrir un programme d’éducation financière à l’échelle provinciale et nationale, à combler les lacunes en matière de connaissances financières et à privilégier le développement d’une communauté dédiée au partage du savoir », peut-on lire via un communiqué.

En entrevue, la présidente rappelle également que le message de l’organisme n’est pas axé sur l’enrichissement monétaire ou sur l’aspect lucratif des finances, mais plutôt sur les façons de « faire un budget, d’avoir des habitudes d’achat qui sont réfléchies, d’utiliser une carte de crédit, de comprendre le fonctionnement des institutions bancaires, ou d’avoir des trucs pour épargner et investir ».

Chapitre Université Laval

Les thèmes abordés dans les programmes diffèrent selon les réalités financières du public ciblé. Par exemple, la question du choix d’un téléphone cellulaire et de la création d’un CV sont des sujets qui seront évoqués au secondaire, alors qu’à l’université, par exemple, on traitera plutôt de crédit, d’endettement étudiant et d’assurances.

Si de nouveaux chapitres ont vu le jour en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse, celui de Québec à l’UL vient tout juste d’ouvrir. Laurence Frascadore lance qu’elle et son équipe en sont présentement à l’étape du recrutement de mentors et de bénévoles prêts à s’impliquer.

« Nous sommes vraiment très ouverts à tous ceux et celles qui veulent participer au projet et y contribuer, tant qu’ils ou elles ont du temps à donner », souligne-t-elle, ajoutant que les étudiantes et étudiants de l’UL peuvent prendre contact avec l’organisation via la page Facebook de cette dernière.

Les formations seront offertes à l’Université Laval, afin de pouvoir envoyer les mentors dans les écoles et, à leur tour, transmettre leurs connaissances à des étudiants du secondaire. Nul besoin, donc, de posséder des notions de finances pour être mentor, car les cours et les activités sont déjà préalablement mis sur pied. « Le but au fond, c’est seulement de partager l’information que l’on vous donne et d’avoir de l’intérêt à le faire », poursuit l’étudiante.

Les prochaines étapes seront la poursuite de la création d’un comité exécutif et l’obtention du statut d’association étudiante à l’université, car le présent statut d’organisme sans but lucratif ne confère pas à l’équipe les mêmes droits que ceux que possèdent les associations étudiantes.

À moyen terme, l’objectif est de créer un sens de communauté à l’UL par le biais de conférences et de soirées d’activités 5 à 7, ouvertes à tous ceux qui sont intéressés.

 Pour le futur

L’équipe de l’Université Laval travaille de concert avec l’équipe nationale PennyDrops, elle-même gérée par des étudiants de l’Université McGill.

« En ce moment, on a dans notre mire d’agrandir nos activités et d’aller chercher les étudiants universitaires, projette la présidente. On est en train de développer de nouveaux curriculums pour eux et peut-être éventuellement ceux du collégial et du primaire. »

Elle assure être en contact avec au moins cinq écoles secondaires et espère que les premiers ateliers devraient se donner dès l’hiver 2018.

Jusqu’à maintenant, la jeune étudiante se dit très satisfaite de la réception du public quant au développement du projet d’enrichissement des connaissances, lequel ne fait pas l’objet d’un cursus d’enseignement gouvernemental. La prise de conscience de l’analphabétisme financier de la part des jeunes et des professeurs le rend, selon elle, d’autant plus intéressant à leurs yeux.

« Lorsqu’on leur propose notre projet, c’est sur un plateau d’argent. Les gens sont très impressionnés de voir qu’il y a des solutions aux problèmes que l’on constate, parce qu’on leur offre la possibilité de le réaliser avant d’arriver sur le marché du travail et dans le monde des adultes », conclut-elle.


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