« Il est temps que ça cesse », a déclaré Jacques Perron en entrevue téléphonique lundi matin. « Partout en Amérique, dans la plupart des villes, la période de tolérance est achevée », a-t-il ajouté.

Depuis la visite du Service des incendies de la Ville de Québec la semaine dernière, ces derniers ont procédé à chaque jour à des inspections quotidiennes, confisquant au passage tout matériel susceptible de compromettre la sécurité des individus sur les lieux.  « Des gens ramènent du matériel chaque jour », a expliqué M. Perron. « Tout matériel inflammable représente une préoccupation », a-t-il poursuivi. 

Du côté des Indignés de Québec, les manœuvres de la Ville servent plutôt de prétexte pour les décourager en vue de l’hiver. Dans un communiqué publié dimanche soir, le mouvement Occupons Québec déplore le comportement de la Ville qui ne dit pas directement ses intentions, soit de les empêcher de poursuivre leur message. « Par divers moyens, ces mêmes autorités visent à essouffler le mouvement, espérant ainsi ne pas avoir à se prononcer ouvertement et clairement contre lui », peut-on lire dans le communiqué.

Ailleurs au pays, les Indignés refusent de céder leur campement aux autorités. À Vancouver notamment, où une jeune femme a été retrouvée morte dans une tente la semaine dernière suite à une surconsommation de drogue, les autorités de la ville ont accentué leurs pressions sur les occupants en envoyant un avis aux Indignés lundi. Ces derniers ont confrontés les autorités et refusés de partir, ajoutant même d’autres tentes à leur campement.