Malgré la sympathie apparente du gouvernement Marois pour leur cause, la CLASSÉ demeure sur ses gardes. Afin de maintenir la pression sur les nouveaux élus, elle organisera une manifestation le 22 septembre à Mon­tréal pour la gratuité.

Pierre-Guy Veer

«Nous accueillons favo­rablement la promesse du PQ d’annuler la hausse prévue, précise Jeanne Rey­nolds, co-porte-parole de la CLASSÉ. Toutefois, nous devons rester sur nos gardes. En maintenant la pression, notamment avec la mani­festation de samedi, nous nous assurons que des choses concrètes finiront par déboucher.»

En marge de la manifesta­tion, la CLASSÉ attend avec impatience le sommet sur l’éducation promis par Marois dans les 100 premiers jours d’un mandat péquiste. Si Mme Reynolds se fie aux po­sitions passées de son asso­ciation, elle prédit que cette dernière y prônera la gratuité – la position finale sera dis­cutée lors d’un congrès à la fin du mois. «L’éducation est un droit, pas un privilège. Y mettre un prix, comme à tout service public, c’est en­granger une certaine discri­mination.» Donc, même si le gel est un moindre mal, ce n’est toujours pas assez parce que l’éducation serait tou­jours considérée comme une marchandise, ajoute-t-elle. Toutefois, elle est consciente que la gratuité est un projet à long terme.

Et si la gratuité finissait par être obtenue, il y aurait en­core de la place pour militer pour plus, notamment sur la gouvernance des universités poursuit Mme Reynolds. «La gratuité scolaire fait partie d’un projet de société plus large», conclut-elle.

L’AESS appuie

Cette manifestation a tout l’appui des étudiants en sciences sociales de l’Uni­versité Laval, qui militent en faveur de la gratuité et de tout moyen de la promou­voir. Jérémie Tremblay, un des co-porte-parole de l’AÉSS, af­firme par voie de communiqué que « manifester dans les rues du Québec pour un septième mois de suite, afin de parler de gratuité scolaire, est tout à fait légitime » considérant la sympathie du PQ pour la rue. La manifestation aura aussi lieu pour contredire Marois, qui affirme que la gratuité est impossible avant le début du sommet.

De son côté, la FEUQ ne sera pas partie prenante de cette manifestation, nous a dit son représentant aux communi­cations Mathieu Le Blanc. Il n’a pas émis d’autres com­mentaires. Le bureau de Marie Malavoy, critique du PQ aux études supérieures avant l’élection, s’est aussi abstenu de commentaires.

Crédit photo Une : Antoine Letarte