La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a annoncé par voie de communiqué de presse sa position quant à la hausse des droits de scolarité. «Aucune solution au sous-financement des universités ne peut se faire sans une hausse des droits de scolarité», déclare l’organisation.  Le sous-financement, évalué dans la plus récente étude de la CREPUQ à 620 millions de dollars, est un problème récurrent. La CREPUQ soutient toutefois une position plus flexible que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Elle propose une hausse de 504 dollars par année pendant trois ans pour porter les droits de scolarité à 3680 dollars en 2014-2015. Ce qui en coûterait toujours moins cher que dans les autres provinces du Canada.

La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) parle d’un abandon de la jeunesse et des enseignants. La CREPUQ tournerait le dos aux décisions politiques prises afin de démocratiser l’éducation. On se rappelle qu’au début de la session, Denis Brière, le recteur de l’Université Laval, aussi président de la CREPUQ, marchait aux côtés de la Confédération des associations des étudiants et des étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) pour établir une taxe sur la masse salariale des entreprises utilisant une main d’œuvre formée.