Lors d’une Assemblée générale extraordinaire, le 27 février dernier, les membres de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) ont adopté une position «contre tout projet de loi du gouvernement du Québec visant à bannir le port de signes religieux des employé-e-s de l’État».

À la suite de cette décision, le comité exécutif sentait le besoin de formuler une critique «formelle» envers le projet de loi. L’AELIÉS blâme le gouvernement de cibler une fois de plus «une tranche de la population déjà marginalisée et stigmatisée : les femmes musulmanes.»

«De plus, près du tiers des membres de l’AELIÉS étant des étudiant-e-s internationaux de toutes origines et de confessions diverses, le gouvernement peut potentiellement se priver d’une partie de cette main-d’œuvre spécialisée et compétente désirant s’intégrer au marché du travail québécois suite à leurs études postsecondaires», écrit l’association étudiante dans un communiqué.

L’AELIÉS condamne aussi la déclaration du gouvernement Legault qui a affirmé, le 4 avril dernier, «qu’il y a d’autres emplois de disponibles» pour les futur.e.s enseignant.e.s désirant continuer de porter leur signe religieux.

Le projet, pour l’AELIÉS, ne semble pas répondre aux enjeux actuels du Québec puisque le gouvernement souligne régulièrement la pénurie de main-d’œuvre qui frappe actuellement le Québec.

L’association de deuxième et troisième cycle ajoute donc sa voix à une lettre ouverte publiée dans Le Devoir signé par 250 universitaires, dont 27 professeur.e.s de l’Université Laval qui dénonce le projet de loi 21.