Ce vendredi 21 octobre, la rectrice de l’Université Laval Sophie d’Amour annonçait, en compagnie du président-directeur général de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), Pierre-Gerlier Forest, la création de la Chaire IRSC en santé publique appliquée sur l’anthropologie des enjeux de la vaccination INSPQ-ULaval.

Par Ludovic Dufour, Chef de pupitre société

La rectrice, après avoir souligné l’importance scientifiquement démontrée de la vaccination et remercié le soutient financier des Instituts de recherche en santé du Canada, a rappelé l’importance de recherches interdisciplinaires dans le domaine de la santé. Elle a également mentionné la réputation et la carrière impressionnante de la titulaire de cette nouvelle chaire, la professeure Ève Dubé, point sur lequel M. Forest a aussi fait des éloges, en plus de mettre de l’avant la mission de leadership scientifique de l’INSPQ.

La nouvelle titulaire a mis en avant l’importance de la recherche pour mieux comprendre les barrières à la vaccination, plus particulièrement chez les groupes méfiants envers le système de santé et les professionnel.le.s de la santé. Pour comprendre ces tranches de la population, Mme Dubé promeut une approche empathique, car elle affirme que ces objections doivent être entendues pour mieux y répondre et construire des stratégies de communication adaptées en conséquence.

Bien que le phénomène du rejet de la vaccination ne date pas de la pandémie de Covid-19, ces nombreuses vagues ont remis au-devant de l’actualité ce phénomène et augmenté son ampleur. La nouvelle titulaire espère, grâce aux recherches de la chaire, parvenir à mieux outiller les organes politiques lors de futures campagnes de vaccination et combattre la désinformation l’entourant.

La chercheuse a de plus mentionné les nouveaux défis apportés par les médias sociaux qui facilitent la transmission de désinformation par les opposant.e.s les plus farouches au vaccin. Elle identifie d’ailleurs deux principales sources d’opposition. D’abord, les parents ayant perdu un enfant et attribuant ce décès au vaccin, puis les acteurs malveillants cherchant à gagner influence et revenu en proposant des alternatives à la vaccination. Elle rappelle également que la vaste majorité de la population est vaccinée – il y aurait plus de 90% des parents qui donnent tous les vaccins recommandés à leurs enfants.