Les étudiants au baccalauréat en Biologie tenteront au cours des prochaines semaines de relever un défi de taille, tenter d’informer la population étudiante des effets néfastes de la consommation de l’eau en bouteille.

Cette consommation serait pernicieuse pour l’environnement, pour leurs finances, pour leur conscience et éventuellement leur santé. C’est maintenant prouvé, l’eau en bouteille n’est pas plus pure que l’eau du robinet. «Les gens se sont laissé prendre par les manigances de marketing de grandes multinationales de par le monde et achètent maintenant de l'eau environ 6000 fois le prix que leur coûte celle du robinet» affirme Jean-Sébastien Gauthier, étudiant en biologie.

Il rajoute même que «notre récente habitude d'acheter de l'eau est due à une des plus grandes arnaques publicitaires de l'histoire.» Le projet était déjà sur la glace depuis un an. Des étudiants de l’association Univert  Laval ont entamé des démarches visant à obtenir l'information relative aux contrats de vente d'eau des compagnies alimentaires du campus.

Hydratation massive

On ne peut qu’être surpris en voyant les chiffres sur l’hydratation des étudiants. En effet, M. Gauthier relève que 3000 bouteilles sont consommées par  semaine sur le campus entier. Cela représente une quantité considérable de déchets. Comme le montrent les statistiques, même si les gens recyclent de plus en plus, moins de 50 % des bouteilles d’eau sont recyclées.

«Le coût énergétique n'en demeure pas moindre. Toute l'énergie nécessaire au transport, à la fabrication, à l’embouteillage et au recyclage ou à la mise aux rebus est inutilement gaspillée quand on pense que remplir sa gourde aux fontaines de la ville ou de l'université n'en dépense pratiquement pas, en comparaison» poursuit Jean-Sébastien Gauthier.

Au total, c’est plus de 2,25 milliards de litres embouteillés qui sont vendus au Canada chaque année. «Pour produire les bouteilles, environ 215 millions de kilogrammes de plastique sont nécessaires, soit l’équivalent du poids de 1 328 Boeing 747», relate Sarah-Maude Lefebvre dans le Journal de Québec. Les étudiants en biologie invitent donc les étudiants du campus à se sensibiliser au thème de leur campagne.

Gourde réutilisable

Pour ceux qui disent souvent ne pas avoir de gourde réutilisable, les responsables du projet offrent une option. Ils offriront dans certains cafés étudiants la possibilité d’acheter une gourde écologique. «La gourde en question est très pratique, au sens où elle est flexible et qu'elle ne prend pratiquement pas d'espace lorsqu'elle est vide. Elle se range facilement dans une sacoche ou même dans une poche» soutient M. Gauthier.

Il ajoute, en terminant, un petit truc pour ceux qui se plaignent que l’eau du robinet goutte le chlore «Nous tentons de rappeler aux gens que l'eau du robinet est excellente pour la santé et au goût. Pour ceux qui se plaignent d'un goût de chlore, quelques heures d'exposition de l'eau à l'air libre, dans le frigo, par exemple, laissent l'entièreté du chlore s'évaporer avec le goût».