Jusqu’ici discrets, les étudiants en faveur de la hausse des frais de scolarité de 1625$ prévue à compter de l’automne 2012 se sont manifestés la semaine dernière. C’est notamment grâce à l’Association Conservatrice de l’Université Laval (ACDUL) que ces derniers ont désormais la possibilité d’afficher leurs couleurs. 

L’ACDUL a en effet décidé de mettre en place le « Mouvement en faveur de la hausse des frais de scolarité ». Le Mouvement est ouvert aux étudiants de tous les programmes et de tous les cycles se positionnant pour la hausse incluse dans le dernier budget du ministre des Finances Raymond Bachand en mars 2010. 

Le bleu contre-attaque

La première action du mouvement est de distribuer des carrés bleus en réponse aux traditionnels carrés rouges distribués, notamment par l’Association des étudiants en sciences sociales, aux étudiants contre la hausse des frais de scolarité. « Nous espérons ainsi montrer que la population étudiante n'est pas homogène sur ce sujet et qu'une forte voix s'élève à l'Université Laval pour un Québec financièrement responsable », a expliqué Rémi Richard, président de l’ACDUL.

Une première distribution de l’ACDUL s’est faite en début de semaine dernière et a connu un véritable succès. « En trente minute, nous avons distribués tous nos carrés bleus, soit environ une centaine », a fait savoir Rémi Richard. « En collaboration avec tout étudiant désireux de s'impliquer, nous continuerons la distribution des carrés bleus au cours des prochaines semaines », a-t-il ajouté. 

Bon pour le débat selon les « contres »

Bien qu’il soit désormais assuré d’avoir une opposition pendant de la campagne référendaire de la CADEUL, le porte-parole du Comité de mobilisation contre la hausse des frais de scolarité, Merlin Trottier-Picard, estime que l’arrivée des carrés bleus « est positive pour le débat démocratique ». 

M. Trottier-Picard juge cependant dommage que ce soit l’ACDUL qui ait pris l’initiative de mettre en place le mouvement. Il estime en effet que « plusieurs membres de l’ACDUL sont aux cycles supérieurs alors que le référendum de la CADEUL s’adresse aux étudiants de premier cycle ». Il croit également que ce n’est pas légitime pour une association étudiante militant pour un parti politique fédéral de faire du lobby sur un thème appartenant à la politique provinciale, soit l’éducation.

Crédit photo : Claudy Rivard et Laura Lukyniuk