Déjà, l'Association des étudiants en économie de l'UL, qui a rejoint les rangs de la Coalition pour une solidarité syndicale (CLASSE), a voté pour débrayer si quatre autres associations étudiantes de l'Université Laval s'engageaient dans une grève aux côtés de la CLASSE, selon des informations obtenues lundi. Jusqu'à maintenant, trois autres associations étudiantes de l'UL se sont positionnées pour la tenue d'une grève générale illimitée selon des informations récoltées auprès de la CADEUL. On compte parmi celles-ci l'Association étudiante d'anthropologie, l'Association étudiante des pré-gradués en philosophie ainsi que l'Association étudiante d'histoire. Des assemblées générales de consultation sur la grève sont également prévues pour les associations étudiantes en service social, le 31 janvier, et en sociologie jeudi 2 février.

De son côté, la CLASSE déclenchera la grève lorsque le plancher aura atteint sept associations étudiantes dans trois campus pour totaliser 20 000 étudiants ayant un mandat de grève illimitée. Présentement, cinq associations regroupant plus ou moins 6 850 étudiants sur trois campus différents. D'ici là, des membres de l'ASSÉ ont bloqué l'accès aux bureaux du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport jeudi dernier en guise de moyen de pression.

Par ailleurs, si une grève est déclenchée, «les associations étudiantes de l'Université Laval peuvent être assurées que la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) défendra vivement leurs positions auprès du gouvernement Charest» explique Simon Gosselin, secrétaire général à
la TaCEQ.

 Pour sa part, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ne déclencheront pas de grève générale dès la fin du mois de février comme l'ASSÉ. «La session vient de débuter au collégial, alors les assemblées générales de grève auront lieu à la mi-février pour les associations membres de la FECQ et vers la fin-février pour celles membres de la FEUQ»,  précise Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

en bref: Aucune session annulée

Les sessions des étudiants en grève ne seraient pas mises en péril. «Les cégeps doivent offrir un minimum de 83 jours de cours» affirme Martine Desjardins de la FEUQ. Donc, la session des étudiants en grève serait prolongée proportionnellement aux journées de cours manquées. Concernant les universités, «les stages ne seraient pas touchés par la grève et la reprise des cours varie selon les programmes, les départements et les facultés». Lors de la grève de 2005, les huit semaines de grève ont été reprises sur une période de deux à trois semaines en moyenne. De plus, aucune des huit grèves étudiantes de l'histoire du Québec n'a mené à une annulation de session.

Selon l'ASSÉ, «une grève étudiante a deux objectifs:
libérer du temps aux étudiants pour leur permettre de participer aux actions politiques contre la hausse des frais et créer une perturbation économique qui obligera le gouvernement à agir», selon Gabriel Nadeau-Dubois. Il précise que la majorité des grèves générales étudiantes durent, en moyenne, un mois selon le niveau de détermination du mouvement étudiant.

Crédit photo : Archives Impact Campus, Paul-Émile Auger