L’Union étudiante du Québec lance une vaste enquête panquébécoise sur la santé psychologique de la communauté universitaire québécoise. L’étude Qu’est-ce qui se cache sous ta façade ? rejoindra plus de 150 000 étudiantes et étudiants de 14 institutions universitaires, dont ceux et celles de l’Université Laval.

Du 29 octobre au 25 novembre, les Lavalloises et Lavallois seront donc invité(e)s à répondre à un sondage électronique d’une centaine de questions, élaboré en partenariat avec la firme de sondage Léger.  Cette étude vise à améliorer les services en santé psychologique offerts aux étudiant(e)s de la province.

Cette enquête permettra de faire un « état des lieux de tous les étudiants de l’Université Laval », et permettra de « savoir ce qui se passe réellement sur le campus », explique Mathieu Montégiani, président de la CADEUL.

« C’est une grande démarche de mobilisation que nous entreprendrons aujourd’hui. Notre enquête touchera 14 institutions universitaires, 7 régions du Québec, 150 000 étudiants et nous permettra d’évaluer la santé mentale étudiante grâce à 110 indicateurs », explique Guillaume Lecorps, président de l’UEQ. L’Union ajoute que cette étude sera l’une des plus complètes jamais réalisée sur le sujet.

Les partis se mobilisent 

Alors que l’Université Laval s’occupera d’envoyer par courriel le sondage électronique, la CADEUL se mobilisera sur le terrain. « Une conférence, une tournée des classes » ainsi que des tracts qui seront distribués dans les différents pavillons, souligne Mathieu Montégiani.

L’enquête favorisera la discussion face à ce défi qu’est la santé mentale dans le milieu étudiant québécois. Un sujet qui est «  de moins en moins tabou », mentionne le prédisent de l’association étudiante de premier cycle. Les Québécois se sentent « plus concernés » qu’auparavant face à ce problème majeur.

La CADEUL espère que grâce à cette imposante récolte de données, des mesures adaptées pourront être mises en place pour permettre le bien-être de toute la communauté.

Le projet est en préparation depuis cet été et résulte d’une entente entre de nombreuses associations étudiantes, explique Mathieu Montégiani.

De son côté, « l’Union étudiante du Québec entend continuer à demander la création d’une stratégie québécoise sur la santé psychologique étudiante au gouvernement du Québec. Elle continuera d’interpeller le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, tout au long de sa démarche », souligne l’organisation.

Une sonnette d’alarme

Les données qui résulteront de l’enquête Qu’est-ce qui se cache sous ta façade?s’ajouteront à celles recueillies en 2016 à l’Université de Montréal, explique l’UEQ. En effet, à l’époque, plus de 40 000 étudiantes et étudiants de l’université montréalaise avaient été sondé(e)s et les résultats en avaient surpris plusieurs.

« Une étude similaire conduite à l’Université de Montréal avait déjà conclu qu’il y avait un taux deux fois élevé d’idéation suicidaire chez les étudiantes et étudiants universitaires que dans la population régulière », rappelle le président de l’UEQ.