Il y a maintenant deux semaines, Impact Campus a dressé un portrait peu flatteur des relations médias entre les journalistes et les membres de la direction de l’Université Laval. À ce moment, il n’y avait pas eu de discussions entre le journal étudiant et la porte-parole de l’institution, Andrée-Anne Stewart. Une rencontre a donc eu lieu la semaine dernière et Impact Campus dresse un bilan de cette entrevue au cours de laquelle l’Université Laval a affirmé « qu’il y a eu de l’amélioration depuis l’entrée en poste de Sophie D’Amours, mais qu’il y a toujours possibilité de faire mieux ».

En juin dernier, la nouvelle rectrice est entrée en poste après les dix années de mandat de l’administration Brière. Ce dernier, de 20 ans l’aîné de Mme D’Amours, ne voyait évidemment pas les relations médiatiques de la même manière. « Avoir un leader comme Sophie D’Amours à la tête change d’emblée la façon de faire », a affirmé la porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart. Elle vante le leadership de la rectrice, tout comme son dynamisme et sa générosité en entrevue.

Dans le dossier d’Impact Campus, il avait été question de la difficulté d’obtenir une entrevue avec un membre de la direction. La raison est simple : « Il faut trouver de la disponibilité, un trou dans l’agenda », a expliqué Mme Stewart. Comme les membres de la direction de l’Université sont très sollicités et que leur agenda est bien rempli, le rôle du porte-parole est de combler, au besoin, les demandes des différents médias. « Avant, quand il n’y avait pas de disponibilité, c’était just too bad », illustre la porte-parole de l’Université Laval.

Elle ajoute également qu’elle est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qu’Impact Campus peut confirmer. « On est engagé à répondre aux journalistes. On répond à toutes les demandes, il n’y en a aucune qui est laissée sans réponse », a-t-elle affirmé.

Collaboration avec les journalistes

Avec l’ajout d’une équipe de communications complète, l’Université souhaitait faire preuve de plus de transparence afin de donner accès à ses dirigeants. « Je fais mon possible pour donner accès aux membres de la direction. Mais c’est mieux une réponse que pas de réponse alors je fais des entrevues et je réponds aux appels », répond Andrée-Anne Stewart, pour justifier sa présence dans les médias.

De plus, lorsque le délai de réponse demandé par un journaliste est court, il est possible que la porte-parole émette seulement une réponse par communiqué. Cependant, Mme Stewart a assuré que chaque demande était traitée le plus rapidement possible et que les journalistes n’étaient jamais laissés sans réponse.

Des solutions pour le futur

Lors de l’entretien entre Impact Campus et Andrée-Anne Stewart, elle a répété à plusieurs reprises à quel point les dirigeants étaient engagés et avaient à cœur la relation avec les journalistes. « Il n’y a personne de parfait, il n’y a rien de parfait dans la vie. Il y a toujours matière à amélioration », a convenu la porte-parole de l’institution. Selon Mme Stewart, « des gens bien intentionnés, qui veulent progresser et qui aiment leur travail ont toujours ce souci d’amélioration ».

Pour les journalistes, une façon facile de poser leurs questions aux membres de la direction est de se rendre aux différentes activités publiques, telles que les lancements de chaire et les activités-bénéfice, auxquelles la rectrice et les vice-recteurs sont très souvent présents. « Il y a toujours cette fenêtre de disponibilité pour poser des questions. Jamais un membre de la direction n’a refusé de répondre à des questions », spécifie la porte-parole de l’institution.

En plus des activités publiques, l’Université Laval mettra sur pied un calendrier de presse afin « de multiplier les événements de presse où les membres de la direction seront disponibles ». « On veut vous [les journalistes] aider à écrire vos papiers. On veut se rendre disponible pour commenter l’actualité », affirme Andrée-Anne Stewart.

Malgré la contrainte de temps, autant pour la direction de l’Université Laval que pour les journalistes, la porte-parole institutionnelle a convenu que l’Université avait tout intérêt à se positionner et à réagir aux différents dossiers d’actualité.