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Les manifestations se multiplient, la grogne populaire s’amplifie et les associations syndicales comme étudiantes s’organisent en vue d’un printemps de contestation. La manifestation contre l’austérité de jeudi dernier devant le Parlement n’en serait que le prélude.

C’est au Centre des Congrès de Québec que les membres du collectif Refusons l’austérité se sont réunis jeudi 12 février pour discuter des impacts des politiques d’austérité du gouvernement Couillard. Le collectif, qui réunit des syndicats de travailleurs de la fonction publique et parapublique, des associations communautaires et des fédérations étudiantes, a réitéré sa promesse d’une escalade des moyens de pression dans sa fronde contre les mesures d’austérité du gouvernement.

Les discussions se sont conclues avec Jacques Létourneau, le président de la CSN, qui a appelé « à la construction d’un rapport de force et à la mobilisation sociale » face au gouvernement libéral.

En fin d’après-midi, les gens présents pendant les discussions se sont déplacés devant l’Assemblée nationale où, au son des trompettes, des tambours et des vuvuzelas, ils sont restés pendant une quarantaine de minutes.

Camille Godbout, la porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), était sur les lieux et a notamment affirmé « que dans les prochaines semaines, les prochains mois, le gouvernement peut s’attendre à ce qu’il y ait une série de manifestations, d’actions, de perturbations, de la part de l’ensemble des groupes sociaux et à travers la société civile. »

« M. Couillard va nous trouver sur son chemin », a prévenu celle qui était également panéliste cet après-midi-là lors des débats au Centre des Congrès.

Les étudiants impliqués et concernés

Les récentes mesures économiques adoptées par le gouvernement touchent pour le moment principalement les travailleurs de la fonction publique et des associations communautaires ; mais les universités sont loin d’être épargnées alors qu’elles se voient imposer des compressions drastiques. Ces réductions budgétaires – de l’ordre de 42 millions de dollars dans le cas de l’Université Laval – menacent surtout les programmes avec un taux de fréquentation bas, tels le baccalauréat intégré en philosophie et littérature ainsi que le baccalauréat en études hispaniques. Entre autres mesures, le gouvernement a annoncé jeudi dernier qu’il comptait tripler les droits de scolarité des étudiants français au Québec.

Pour Alexandra Morin, qui est étudiante en philosophie en plus d’être travailleuse de rue, les raisons étaient doubles de manifester jeudi. « Je travaille auprès des personnes vulnérables et [ces politiques d’austérité] vont encore plus les précariser », s’est-elle désolée. Insatisfaite de la brièveté de sa première réponse, Alexandra a voulu préciser que « c’est important de considérer les personnes vulnérables parce qu’il y a plein de lois qui font en sorte qu’elles sont isolées socialement. C’est important qu’il y ait des moments où l’on voit que ça existe du monde qui ne va pas bien au Québec. Même si on ne la voit pas, il y a de la pauvreté. »

« Je pense que c’est intéressant de se retrouver pour parler d’austérité», a soutenu quant à lui Simon, étudiant en sciences humaines au Cégep Garneau. «Ça commence à brasser et tout le monde se rend compte qu’on s’en va tranquillement vers une grève sociale. »

Andréanne, étudiante en médecine expérimentale à l’Université Laval, croit que beaucoup de gens devront sortir dans les rues « pour faire changer d’avis ce gouvernement qui ne veut rien entendre. »

Les attentes des organisateurs, qui prévoyaient près de 1000 personnes à la manifestation, ont été comblées. Il y avait en effet plusieurs centaines de personnes de plus que la manifestation du 3 février à Montréal qui avait réuni 300 personnes.

Un printemps chaud ?

Dans un communiqué publié sur son site Internet, l’ASSÉ a annoncé la tenue d’un congrès à Québec, les 21 et 22 février prochain. Ce congrès devrait servir à élaborer une stratégie pour ce printemps qui s’annonce « chaud », pour reprendre la terminologie du collectif Refusons l’austérité.

Bien que les associations étudiantes prévoient accentuer la pression sur le gouvernement libéral, l’éventualité d’une grève semble néanmoins incertaine. « La décision appartient aux associations étudiantes membres au niveau local, précise Camille Godbout. Actuellement, l’ASSÉ ne met aucun moyen de pression de côté, toutefois on n’a pas d’appel à une grève générale de lancer. »

Pour l’instant, les moyens de pression se limitent donc à la tenue de plusieurs manifestations dans les prochaines semaines, dont une de taille nationale qui se tiendra le 2 avril à 13 h au square Victoria à Montréal. Cette manifestation « contre les mesures d’austérité et pour un réinvestissement dans les services publics », précise la porte-parole de l’ASSÉ, devrait réunir non seulement les associations étudiantes, mais également les syndicats et les associations communautaires. La population est bien évidemment invitée à se joindre aux manifestants.


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