Plusieurs étudiants dénoncent des tarifs de stationnement trop élevés sans avoir accès à des alternatives. Prendre la voiture est considéré comme un « mal néces- saire» par ceux-ci.

Raphaël Létourneau

Parmi les étudiants rencon- trés vendredi dernier dans les stationnements de l’Uni- versité Laval, un message re- venait de manière récurrente : les tarifs sont élevés et les al- ternatives ne sont pas acces- sibles à tous. « Je ne dirai ja- mais que c’est un prix qui est correct. Ils ont le monopole et nous n’avons rien d’autre», dénonce Annie, étudiante en droit. «Je fais partie des étudiants dont c’est un mal nécessaire d’avoir une voi- ture. Pas le choix de l’utiliser, j’habite sur la Rive-Sud et c’est environ 1 h 30 pour se rendre à l’Université en autobus », explique-t-elle en se diri- geant vers son stationnement de catégorie 3. Un sentiment partagé par Guillaume, étu-

diant en agronomie, quelques minutes plus tard. « Je pour- rais venir par le transport en commun, mais la voiture est plus rapide. Ça me prend dix minutes en auto comparative- ment à une heure en transport en commun. », déclare-t-il.

L’accessibilité aux station- nements est parfois jugée précaire pour certains utili- sateurs. « L’après-midi c’est plus difficile de trouver un stationnement et je dois aller dans une catégorie 3 », affirme Alex, une étudiante qui a dé- boursé pour une vignette de catégorie 2. Si certains consi- dèrent les tarifs trop élevés, d’autres étudiants les ac- ceptent dans la mesure où ces montants sont bien investis. « C’est élevé, mais si ça aide à financier c’est correct, ce n’est pas pire qu’une autre augmentation. Avoir une automobile c’est un peu un luxe alors dans le fond c’est correct », affirme Guillaume.

Chasse aux stationnements gratuits

Certains étudiants tentent parfois d’éviter les frais de stationnement de l’Univer- sité Laval en occupant ceux de commerces voisins ou des rues dans les environs du campus. Si cette solution permet d’éviter certains frais, elle n’est pas appuyée par les commerçants. Un problème récurrent pour les centres d’achat comme la Place Ste- Foy ou la Pyramide. « C’est un problème qui revient souvent en début d’année scolaire. On fait remorquer lorsque des étudiants prennent nos stationnements pour aller à leurs cours. Des agents de stationnement sont engagés pour s’occuper de ça », af- firme une responsable de la Pyramide.

Le problème se retrouve aussi du côté du temps requis pour trouver un stationnement gratuit dans les environs du campus. « Le parking gratuit le plus proche est à 20-30 minutes de marche, l’horaire devient de plus en plus serré », confie Annie. « Avant, je me parkais dans les petites rues comme Myrand, mais là c’est rendu impossible. Il y a de plus en plus d’achalandage, des rénovations et c’est loin. », ajoute-t-elle.