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Le Syndicat des employés et employées de l’Université Laval (SEUL) conteste la proposition de convention qui lui a été transmise par l’administration lavalloise au début du mois de septembre, dans la foulée de la rentrée universitaire.

Depuis le mois de mars, la convention collective du SEUL est échue. Le groupe conserve tout de même ce pacte partiellement actif durant la période de négociations avec l’établissement d’enseignement supérieur.

En considérant le travail accompli dans les dernières années et les conventions mises en place par le passé, la plupart des employés se disent satisfaits des aménagements qui ont été faits. Cependant, il n’en demeure pas moins que des améliorations doivent être apportées, d’où les négociations amorcées par le SEUL.

En réponse au dépôt du syndicat, l’Université Laval a présenté un projet patronal de convention regroupant les différentes demandes. Il s’agit d’une première sur le campus depuis des années.

Revendications à la tonne

Le président du SEUL, Luc Brouillette, estime que le fait de rendre ce dépôt « est un droit légitime ». Cependant, il n’hésite pas à souligner que « ce qui est mis par écrit [dans le dépôt officiel] est un peu tout croche ». Il estime que l’Université transmet ce message : « je veux prendre qui je veux, je veux l’envoyer où et quand je veux ». Selon lui, dans ce processus, les employés sont traités comme « s’ils étaient des pions interchangeables ».

« Je ne peux pas croire qu’en 2016, un employeur de la qualité de l’Université puisse déposer des choses comme ça », dit M. Brouillette, visiblement à court d’explications.

Quelques-unes des recommandations du rectorat ne respectent pas les valeurs du syndicat, selon plusieurs. Ce sont près de 1900 employés qui sont concernés par cette situation.

Quelques exemples de dénonciations

Le calcul de l’ancienneté se voit quelque peu modifié au sein même de la proposition de l’Université Laval. Elle n’est plus évaluée selon le nombre d’années qu’un employé a offert à l’entreprise, mais bien uniquement en fonction du nombre total d’heures travaillées. Une mesure qui n’avantage pas tout le monde.

Près de 1200 employés forment le personnel de bureau qui est constitué d’environ 90 % de femmes. Leur nombre d’heures de travail s’élève à 7 heures par jour. Quant au personnel technique, qui est majoritairement constitué d’hommes, son nombre d’heures de travail moyen atteint les 7 h 45 par jour.

M. Brouillette a ainsi fait la remarque au porte-parole de l’établissement que « l’ancienneté avait un sexe pour l’Université Laval ». Les communications de l’UL n’ont toutefois pas voulu répliquer à ce commentaire.

Aux yeux de Luc Brouillette, lorsque le SEUL pose des questions quant aux articles de la convention, il n’obtient que très peu de réponses ou bien de simples reformulations. Le président syndical reconnaît qu’une « convention collective, c’est quelque chose sur laquelle on s’entend mutuellement, qui nécessite de faire appel à un arbitre quand on ne le comprend pas. Si ce qui est écrit n’est même pas ce qu’ils (l’administration) pensent, alors ça ne sert à rien ».

Qu’il s’agisse d’une stratégie de provocation de la part de l’Université Laval ou bien de mauvais conseils que reçoit l’établissement dans ses négociations, le SEUL affirme qu’il n’y a plus matière à discussion, mais au changement.

Nouvelles stratégies de négociation

En réaction à ce discours unilatéral, le SEUL a fait une demande auprès du ministère du Travail pour obtenir un médiateur. Dès le 13 octobre, un conciliateur – dans les termes officiels – viendra aider la reprise des négociations entre le SEUL et l’Université Laval.

Aucun employé n’a toutefois voulu répondre aux questions d’Impact Campus concernant leur propre situation et leur opinion face aux négociations et aux discussions entre leur syndicat et leur employeur.

Il est également à noter qu’aucun membre de l’administration de l’Université Laval n’a voulu accorder d’entrevue à Impact Campus concernant les tensions actuelles avec son syndicat.

Qui représente le SEUL ?

Tout le personnel de soutien est inclu dans cette association. On parle également de ceux qui travaillent en première ligne et qui offrent différents types de service aux étudiants de l’établissement scolaire.

Des exemples concrets: personnes qui travaillent à la reprographie, aux services du PEPS, aux services d’immeubles, aux entretiens intérieurs et extérieurs, les gens qui tiennent les laboratoires, qui transportent les matériaux, d’autres qui font toute l’infrastructure informatique avec l’entretien, la bibliothèque, le service de consultation, les services administratifs dans les bureaux (finances, gestion des études, registraire), le SPLA, etc.


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