Martin Hébert, professeur du cours anthropologie des conflits, des violences et de la paix, ne prévoit pas foule au cours de cette semaine.

David Rémillard

Joint par Impact Campus, M. Hébert croit qu’il serait surprenant de voir plus de 30% des étudiants dans sa salle de classe du pavillon Charles De-Koninck. Sur la soixantaine d’étudiants inscrits au cours, plusieurs n’étudient pas en anthropologie, comme Laurent Proulx. Mais certains d’entre eux sont aussi inscrits dans d’autres programmes en grève, par exemple en sociologie, a fait savoir le professeur.

Avec l’injonction accordée à Laurent Proulx la semaine dernière, il ne devrait pas y avoir de ligne de piquetage pour empêcher les étudiants et M. Hébert d’entrer. Mais une fois à l’intérieur, « c’est à moi de juger, et de décider si les conditions d’enseignement sont adéquates », précise-t-il. Ces procédures sont inscrites à la convention collective du Syndicat des professeurs de l’Université Laval.

Selon Martin Hébert, « les cours ne sont pas individualisés, mais collectifs ». Alors si plus de la moitié des étudiants manque à l’appel, il pourrait juger que les objectifs pédagogiques du cours ne seront pas remplis par l’ensemble de ses étudiants, et en annuler la tenue. « À partir du deux tiers des étudiants [absents], c’est difficile ».

M. Hébert, qui n’a pas suivi la saga dans les médias, qualifiant le cas Laurent Proulx de « cirque », aurait pu annulé le cours la semaine dernière. « Les circonstances n’étaient pas adéquates », avec les caméras, les journalistes, et la présence de plusieurs étudiants n’étant pas inscrits au cours.