Emplois étudiants

Les employeurs saisonniers s’inquiètent du prolongement de la grève étudiante à Québec. La faible mobilisation des étudiants de la région face à la hausse de 1625$ des droits de scolarité vient toutefois les rassurer.

Michaël Bédard

La situation est particulièrement inquiétante pour les camps de vacances. Éric Beauchemin, directeur général de l’association des camps du Québec, croit que l’impact dû au manque d’effectif étudiant au sein des camps pourrait être significatif. « Une reprise des cours lors de la session d’été nuirait au déroulement des programmes estivaux », a-t-il expliqué. Plusieurs camps lui ont fait connaître leurs craintes en ce qui a trait à cette problématique. Seulement au sein de l’association, c’est plus de 5000 étudiants qui travaillent dans les terrains de jeux, les camps de jour et dans les colonies de vacances.

Même son de cloche chez les commerçants du centre-ville. « Les ressources humaines ont un impact majeur dans l’économie du Vieux-Québec et de la ville. Si on manque d’effectif étudiant, qui est d’ailleurs très important durant la saison estivale, c’est l’aspect financier qui pourrait être touché », a fait savoir Claudette Bhérer, directrice générale de l’association des commerçants du Vieux-Québec. Cependant, elle affirme que la situation n’est pas encore assez importante pour s’alarmer. « La question fera partie de notre prochain ordre du jour ».

Au Village Vavances Valcartier, on ne considère pas la situation préoccupante, bien qu’on demeure vigilant. « Étant donné que les cégeps de la ville ne sont pas en grève, cela n’affectera pas vraiment notre fonctionnement », a mentionné Ginette Robert, vice-présidente du parc aquatique.

Quant à l’Office du tourisme, un porte-parole a affirmé que ses dirigeants émettraient davantage de commentaires si la situation évoluait défavorablement et que, pour l’instant, la situation ne les inquiétait guère.

Faible mobilisation à Québec

Aucun des quelques 23 000 étudiants des trois principaux cégeps de la région n’ont déclenché une grève générale illimitée. À l’Université Laval, les 11 000 étudiants des cycles supérieurs sont en grève, alors que seulement 4000 des 28 000 de premier cycle ont débrayé.

Sur le campus universitaire, les programmes en grève depuis plus de six semaines devront ajouter une semaine de cours par semaine de grève supplémentaire, alors qu’en bas de six semaines, la session se terminera à la date prévue.