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L’Université Laval lance aujourd’hui ses consultations publiques dans la communauté en vue de la préparation de son plan stratégique 2022. Comme les étudiants seront « directement interpellés dans le processus », Impact Campus vous présente certains enjeux d’intérêt à débattre avec l’équipe de Sophie D’Amours.

Pour lancer la campagne Ensemble UL, quatre consultations seront organisées dans les prochains jours, les 11, 18 et 24 octobre, puis une dernière le 7 novembre, au retour de la semaine de lecture. Depuis le 29 septembre, il est aussi possible de contribuer à la campagne via Internet, en suggérant des idées ou en posant des questions de manière interactive. En près de deux semaines, plus de 10 000 personnes ont consulté l’onglet, et une centaine d’idées ont été déposées.

« La voix des étudiants demeurera particulièrement importante, assure la rectrice Sophie D’Amours par écrit. Au fond, nous souhaitons que cette approche collaborative suscite la réflexion et favorise les interactions, mais aussi la diversité des points de vue et l’ouverture aux idées nouvelles dans la communauté. »

« Au bout du compte, on veut entendre le maximum de personnes, mais au premier chef, écouter les besoins des étudiants, indique le vice-recteur exécutif, Robert Beauregard en entrevue. Ils sont au coeur de nos efforts, et on veut voir ce que sont leurs enjeux, leurs réalités et leurs perceptions de ces grands thèmes. Je pense que sans les consulter, on ne pourrait avancer. » -Robert Beauregard, vice-recteur exécutif

En novembre, des réunions de groupes ciblées seront notamment tenues avec la CADEUL, l’AELIÉS, le Conseil universitaire et la Commission des affaires étudiantes. L’administration cherchera également à sonder l’opinion d’agents externes, comme les cégeps de Québec, le milieu des affaires et de la santé, les mairies, le secteur des arts ou encore le gouvernement.

« Pour colliger toute l’information, on a une équipe de chercheurs dans le domaine de l’étude des consultations qui va analyser quelles sont les préoccupations émergentes, poursuit le vice-recteur. On veut rendre ça clair et concret pour tout le monde avec une rétroaction intelligente pour comprendre où on s’en va. »

Une idée des défis

« Un exercice de planification stratégique permet d’établir seulement quelques priorités. La question est surtout de savoir sur lesquelles souhaitons-nous travailler ensemble au cours des prochaines années? » -Sophie D’Amours

Par où commencer ? Depuis 2012, le manque croissant de financement en enseignement supérieur affecte gravement le budget de l’Université Laval. Plusieurs initiatives du campus en sont d’ailleurs touchées, selon M. Beauregard, qui insiste sur le fait de changer la relation avec l’État.

« Il faut reconnaître qu’on a eu des baisses et des compressions importantes, surtout dans les trois ou quatre dernières années, explique-t-il. Ça a fait mal, ça a été très fort, et ça fait en sorte qu’en ce moment, il y a plein d’endroits et de causes sur le campus qui se trouvent près du point de rupture. »

La solution ? Une stratégie d’approche « réfléchie » à l’égard du gouvernement. Celui-ci doit réinvestir de manière significative en enseignement supérieur, selon le vice-recteur. « On espère qu’il va nous entendre là-dessus, et surtout, que ce message-la va émerger clair de la consultation comme un besoin de communauté », lance-t-il.

Sur la question des stages rémunérés, le vice-recteur convient qu’il faut s’inspirer du progrès immense des doctorants en psychologie. « Quand on contribue dans un milieu de travail, il faut être rémunéré, affirme-t-il fermement. C’est une bataille qu’il faut mener partout, et je dirais encore plus dans les secteurs publics et gouvernementaux. Il y a une conversation à accélérer avec l’État, qui doit ouvrir les cordons de la bourse de manière imminente. »

Quoi faire pour aller plus loin en développement durable sur le campus ? Entreprendre une série d’actions, certes, mais par où commencer ? « La priorité, c’est de faire débloquer le dossier du laissez-passer universel (LPU), qui serait un pas important en mobilité durable pour abaisser notre trace environnementale », répond Robert Beauregard. On va  travailler plus fort avec les associations et les villes pour le concrétiser, ça serait majeur. »

En rafale

Il ajoute que de nombreuses avancées peuvent être obtenues « en travaillant sur l’offre et la production des services alimentaires à l’UL », mais surtout en agissant de manière concrète sur la gestion des déchets résiduels et le caractère santé des menus en circulation.

Autre dossier important : celui du désinvestissement dans les énergies fossiles, une promesse qu’a faite l’administration Brière à ULaval sans fossiles, lors de sa fin de mandat l’an dernier. « C’est un engagement essentiel pour nous, mais maintenant, il faut voir comment on le fait et comment on avance là-dedans, car ça demande des ressources, du temps et de la persévérance. »

Portée par le comité Univert Laval depuis 2011, la cause du boycott de l’eau embouteillée intéresse bel et bien l’administration actuelle, aux dires de M. Beauregard.

« On pense que oui, par l’éducation et la sensibilisation, on peut changer les mentalités et arriver à éradiquer la vente d’eau embouteillée, dit-il. Je sais qu’il y a un mouvement, et c’est un enjeu sur lequel on veut travailler en informant les gens. L’eau du robinet demeure le premier choix qu’on devrait avoir. »

En fin d’entretien, le vice-recteur mentionne certains autres problèmes qu’il souhaiterait régler au cours des cinq prochaines années : la politique familiale des parents-étudiants, une gestion transparente ou encore des fonds de fonctionnement responsables.

L’AELIÉS se dit prête à débattre

Dans le milieu des associations étudiantes, le concept des consultations est bien reçu de manière générale. C’est le cas de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS). « On voit tout cela d’un bon oeil, certes, mais il faudra être vigilants, car c’est intéressant de consulter la communauté, mais il faut s’assurer que les décisions reflètent ce qui a vraiment été évoqué », dit son président, Pierre Parent-Sirois.

Parlant d’un « pas dans la bonne direction » pour la démocratie étudiante depuis les dernières années, l’AELIÉS croit que l’administration de Sophie D’Amours devra toutefois se montrer très dynamique. « Ça prend des dirigeants plus présents sur le campus, qui entretiennent une vraie relation de confiance avec la communauté, poursuit le président. Sur une autre note, on croit qu’il faut aussi plus de présence à l’extérieur du campus, là où les décisions se prennent, au municipal, à l’Assemblée nationale, au Parlement, pour avoir plus d’impact. »

L’association indique qu’elle se servira surtout des mémoires qu’elle a publiés récemment pour faire des requêtes à l’administration. Les enjeux concernant les parents-étudiants, les étudiants internationaux, les étudiants-chercheurs et les ressources en santé mentale du campus, menés de front par l’AELIÉS, seront ainsi entendus.

Sur le LPU, Pierre Parent-Sirois est catégorique : si le projet vient à voir le jour, l’Université Laval deviendra « un acteur phare et influent dans le vaste chantier du développement durable, au Québec, mais aussi au Canada et à l’international ».

En conclusion, l’étudiant à la maîtrise en relations industrielles note qu’une autre grande question suscite l’intérêt des membres de son groupe : le nombre d’enseignants embauchés à l’UL. « Au cours des dernières années, plusieurs investissements ont été faits dans l’acquisition d’outils informatiques et technologiques, ce qui a en autres, augmenté l’offre de cours à distance. Il est important que le nombre de professeurs ne diminue pas pour cette raison. Plus de d’enseignants aux expertises diversifiées doivent être recrutés. »


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