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Le gouvernement du Québec dévoilait son plan d’action pour la jeunesse le 30 mars dernier. Si ce plan semble être un bon moyen pour tenter de régler des problèmes majeurs chez les 15 à 29 ans, certains intervenants du milieu préfèrent attendre avant de trop se réjouir.

Ce plan gouvernemental cible cinq axes : le développement de saines habitudes de vie dans un environnement sécuritaire, la persévérance et la réussite éducative, la culture, le bénévolat et le développement de comportement éco-responsables, l’employabilité des jeunes de même que le soutien à l’entrepreneuriat de la jeunesse.

Bien que cette politique ne s’attaque pas directement à plusieurs problèmes criants dans le secteur de l’éducation, elle s’attarde à lutter contre des problématiques récurrentes au sein de la jeunesse québécoise.

Du côté des Forums jeunesse, on salue cette initiative, mais on garde tout de même les pieds sur terre concernant la capacité pour cette politique à résoudre les problèmes de la jeunesse. « Mon impression est que les objectifs de la politique sont trop globaux par rapport au pouvoir d’action du Secrétaire à la jeunesse. Pour tout le monde, c’est un peu décevant, mais sincèrement, je ne suis pas certaine qu’on pouvait s’attendre à plus », a affirmé Florence Côté, présidente du Forum jeunesse de la Capitale-Nationale.

Elle souligne d’ailleurs que même si le champ d’action du Secrétaire à la jeunesse est limité, le premier ministre a fait savoir que les ministères concernés par les objectifs de la politique jeunesse devront, au courant des prochains mois, allouer des sommes dans leur budget respectif pour les atteindre. Les principaux intervenants vont devoir patienter jusqu’en automne avant de voir des actions concrètes être annoncées pour aider la cause des jeunes au Québec.

La CADEUL reste sur sa faim

Cette politique ne vise pas à régler les problèmes majeurs de l’éducation supérieure. Ce faisant, la CADEUL ne se sent pas réellement concernée pas cette stratégie gouvernementale, bien qu’elle ne la désapprouve pas pour autant.

« Ce n’est pas une mauvaise politique, mais elle ne répond pas à ce que nous souhaitons pour les étudiants de cycles supérieurs », déclare Vanessa Parent, présidente de la CADEUL.

Malgré le fait que cette politique ne se concentre pas sur les recommandations de l’association de premier cycle, Vanessa Parent affirme toutefois que le gouvernement a ciblé des axes qui préoccupent la CADEUL. « L’axe sur la santé mentale peut déboucher sur quelque chose d’intéressant pour nous. On est content que le gouvernement se préoccupe de ça. Il y a l’axe sur le consentement sexuel qui est en lien avec notre campagne Sans oui, c’est non! qu’on est en train de faire […] Il encourage aussi les gestes éco-responsables », affirme Vanessa.

Les jeunes et les conseils d’administration

Autant chez les Forums jeunesse qu’à Force jeunesse, un groupe d’intérêt de jeunes travailleurs, on martèle le fait que les jeunes devraient être davantage impliqués dans les processus décisionnels afin qu’ils aient le sentiment de faire partie de la collectivité.

Pour ce faire, les deux organisations ont parlé de mesures en lien avec la participation électorale et des consultations plus fréquentes de la part du gouvernement. Mais avant tout, il faudrait que les jeunes aient davantage accès à des postes au sein de conseils d’administration dans la fonction publique.

« Les jeunes représentent moins de 1 % des administrateurs de nos sociétés d’État, ce qui est dérisoire. Comment peut-on ignorer une situation aussi préoccupante qui nuit considérablement à la préparation d’une relève d’administrateurs publics compétents ? Le gouvernement avait une occasion unique de montrer l’exemple en prenant des engagements forts sur ce point, or il nous a proposé des mesures très timides qui ne sont pas à la hauteur des enjeux », a soutenu Nolywé Delannon, porte-parole de Force jeunesse.

Pour elle, le gouvernement ne peut pas se priver d’une expertise jeunesse en administration. Elle pense qu’il est du devoir du gouvernement de donner une chance aux jeunes de siéger sur des conseils d’administration, chose qui ne peut pas réellement se faire dans le secteur privé, estime-t-elle.

Force jeunesse tient aussi à ce que le gouvernement lutte pour éliminer les clauses de disparité de traitement. Celles-ci font en sorte qu’un jeune qui vient d’être embauché se verra soumis à des conditions de travail différentes de celles d’autres employés effectuant le même travail que lui, et ce seulement à cause de sa date d’embauche.


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