Ce sont les étudiants de l’Association des étudiantes et étudiants en anthropologie (AÉÉA-UL), du Regroupement des étudiantes et étudiants en sociologie de l’Université Laval (RÉSUL), du Mouvement des étudiants et étudiantes en service social de l’Université Laval (MÉÉSUL) et de l’Association générale des étudiantes et étudiants en relations industrielles de l’Université Laval (AGÉRIUL) qui ont voté en faveur d’un débrayage lundi le 6 décembre prochain.

Paul-Émile Auger, de l’Association des étudiants et étudiantes en sciences sociales (AÉSS), estime le nombre d’étudiants représentés à plus ou moins 1500. Le comité de mobilisation de l’AÉSS espère évidemment voir la majorité de ces étudiants à la manifestation organisée la même journée, expliquait M. Auger lors d’une conversation téléphonique.

Les raisons officielles de la manifestation ont été expliquées lors de l’assemblée du comité de mobilisation le 24 novembre dernier. Premièrement, il s’agit de s’opposer catégoriquement à la hausse des frais de scolarité prévue pour 2012. La seconde raison serait de protester contre les manœuvres du gouvernement Charest, qui est très opaque en ce qui a trait à ses prochains mouvements, selon les exécutants présents à l’assemblée publique du comité de mobilisation.

M. Auger soutient que le 6 décembre ne sera que le début d’un mouvement populaire de contestation étudiante. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) abonde dans le même sens en parlant d’escalade en devenir. Elle parle de la rencontre des partenaires de l’éducation comme d’une fausse consultation, car le gouvernement aurait de toute manière pris la décision il y a bien longtemps déjà.

L’ASSÉ s’oppose non seulement à la hausse des frais de scolarité, mais réclame la gratuité scolaire pour les étudiants québécois. L’ASSÉ a récemment publié une vidéo sur Internet servant un avertissement au gouvernement de renoncer au projet d’augmentation. On demande aussi à la ministre de l’Éducation d’annuler la rencontre des partenaires de l‘éducation ou propose de «s’en charger» dans le cas contraire.

Depuis le début du mois de novembre, les différentes associations étudiantes du Québec font leur choix. Outre les étudiants lavallois, de très nombreux étudiants ont voté pour la grève. La très grande majorité a choisi le 6 décembre pour débrayer. Toutefois, plusieurs universités et cégeps montréalais ont ajouté les dates du 23 et 25 novembre afin de préparer des actions de grève.

 Parmi les associations les plus importantes éparpillées dans les université québécoises, l’Association facultaire étudiante en sciences humaines (AFESH-UQAM), représentant 4500 membres à Montréal, et l’Association générale étudiante de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke (AGÉFLESH), comptant 2100 membres à Sherbrooke. Certains cégépiens ont aussi voté pour la grève, notamment les étudiants de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège Lionel-Groulx (AGEECLG), comptant 5200 membres.

Les prochains jours verront les derniers votes s’exécuter, dont celui de l’Association des étudiantes et étudiants en sciences politiques de l’Université Laval (AEESPUL).