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La CADEUL appelle à la formation des comités partisans en vue du scrutin pour son affiliation à l’Union étudiante du Québec (UÉQ), qui se déroulera en novembre. Déjà, des groupes se positionnent sur la question. L’exercice est répété pour une deuxième fois consécutive en deux ans, puisqu’on avait à l’époque invalidé les résultats, dû à des erreurs dans l’identification des votants.

Le président de l’Union étudiante, Simon Telles, explique en quoi une affiliation de la CADEUL serait favorable à tout le campus, selon lui.

« Je ne pense pas que de juste centraliser, c’est nécessairement une bonne chose, mais il y a plusieurs paliers d’actions, dit-il. De mettre en commun les efforts de toutes nos associations étudiantes, ça donne un poids supplémentaire pour pousser des dossiers au provincial et au fédéral, et ça, je pense que c’est un avantage assez considérable. »

Il prétend concrètement que les élus préfèrent normalement parler aux regroupements étudiants nationaux. « De créer un forum où tout le monde peut se parler et se rencontrer, on croit que ça créé effectivement un momentum très intéressant », poursuit-il, soulignant que même si le consensus est souvent plus difficile à obtenir en grands groupes, la voix qui en émane est d’autant plus représentative des réalités étudiantes.

À sa deuxième année d’existence, l’UÉQ compte jusqu’ici huit membres (cliquez pour plus d’infos). En moyenne à travers la province, l’instance nationale demande une cotisation supplémentaire de 4,50 $/session par étudiant, indexée annuellement. Cela représente une hausse des frais de 9$ par année pour chaque étudiant-membre d’une association affiliée, qui peut ainsi voter aux séances de consultation nationale.

Au sein de tous ces groupes, on constate des bénéfices importantes depuis leur adhésion, selon Simon.

« C’est des effets vraiment positifs, et ce qu’on voit, c’est qu’elles se politisent vraiment de manière générale. Depuis la mort de la Fédération étudiante des universités du Québec (FEUQ), cet espace-là au national n’était pas occupé, et il faut réhabituer le gouvernement au fait qu’il y a un interlocuteur maintenant et qu’on est là pour faire avancer des dossiers. » -Simon Telles

« À l’époque, on vendait notre instance, alors qu’après un an d’existence, on a déjà une feuille de route, un bilan positif à mettre de l’avant, ajoute-t-il. Ça accroche plus les étudiants de dire voici ce qu’on a fait, voici ce qu’on veut faire, c’est plus concret. »

De l’opposition à l’Université Laval

L’Association générale des étudiants et étudiantes prégradué(e)s en philosophie – (AGEEPP) et l’Association des étudiantes et étudiants en histoire (AÉÉH) ont d’ores et déjà signifié leur intention de se positionner pour le NON lors des prochaines semaines. Impact Campus les a également rencontrés pour faire le point.

« De manière générale, on voit que l’UÉQ a des valeurs qui ne correspondent généralement par aux mentalités des sciences sociales, dit le vice-président de l’AGEEPP, Vincent D’Astous. Sur le choix de la structure, par exemple, on vote à double-majorité, ce qui fait que certaines associations ont un poids plus important que d’autres. Ce n’est pas une démocratie complète. »

Une opinion sur laquelle converge son collègue Gabriel Racine, pour sa part délégué aux affaires externes de l’association en philosophie. Il estime qu’un manque de représentation pourrait rapidement se faire sentir avec l’ajout d’un nouveau pallier. « D’ajouter un relais supplémentaire, selon nous, ça fera en sorte que la politique étudiante va se retrouver encore plus loin des intéressés, les étudiants, lance-t-il. On a peur que ça créé une perte d’intérêt et un détachement sur le campus. »

Chargé des affaires externes de l’AÉÉH, Félix Étienne réfute l’argument de l’UÉQ selon lequel il faut s’unir pour obtenir un plus grand poids auprès du politique. Selon lui, un tel raisonnement revient à penser que les étudiants ont tous les mêmes opinions, ce qui est totalement faux, rappelle-t-il.

« Il y a des différences marquées entre les associations, car elles ne visent pas les mêmes enjeux. Tant qu’à moi, ça ne changerait pas grand chose l’affiliation. On a un système déjà bâti avec la CADEUL, qui parle déjà avec le gouvernement et qui obtient déjà des résultats intéressants aussi. » -Félix Étienne

Il y a donc bel et bien un danger à l’affiliation, prévient Gabriel. « Si on utilise des mauvaises méthodes pour faire la pression ou du lobbying par exemple, nous on va le subir, poursuit-il. La réalité est qu’on sera obligé de passer par l’UÉQ en centralisant, et on ne pourra rien faire si on n’est pas satisfait des actions prises. »

Approbatif, Vincent ajoute que c’est à l’exécutif national de se présenter sur les campus pour « nous montrer que c’est le bon choix ». Actuellement, le discours laisse, selon lui, entreprendre « qu’il s’agit de la seule avenue possible, alors qu’il y a plein d’autres possibilités de représentations au niveau national ».

Parlant d’une vision méliorative et surtout corporatiste à l’interne à l’UÉQ, Félix rappelle que si l’affiliation est votée, deux scénarios seront envisageables. « Soit la CADEUL va augmenter nos cotisations pour payer ce nouveau lien-là, soit on va se mettre à couper dans d’autres projets pour économiser, et ça, personne ne veut ça », résume-t-il.

La suite des choses

Le directeur du référendum, Louis-Philippe Lampron, sera chargé de vérifier que toutes les conditions soient sur la table pour qu’un comité partisan soit créé. Celui-ci devra avoir au minimum 25 membres et un coordonateur membre de la CADEUL, en plus de se soumettre au respect des opinions divergentes durant tout le processus.

« C’est seulement ensuite que le comité est formé et que des ressources sont mises à sa disposition, dit-il. Cette année, le budget est à la hauteur des 4000$ par comité. Si plusieurs groupes veulent se fonder, ils auront à fusionner ensemble, car nous n’accepterons qu’une équipe représentante du NON et une du OUI. »

La question des publicités et du visuel affiché sera également étroitement surveillée par le directeur cette année, afin de prévenir les débordements et les insultes plutôt gratuites.

« Je suis professeur en droits et libertés de la personne, donc la question de la liberté d’expression, c’est quand même dans mes cordes. Il n’y aura pas de diffamation, de caractère discriminatoire ou haineux, mais pour le reste, il y a aura une très grande marge de manoeuvre dans ce qu’on peut dire. » -Louis-Philippe Lampron

La CADEUL, mais aussi l’AELIÉS

Sur le problème d’identifications des votants en 2015, Louis-Philippe Lampron assure que des mesures ont été prises pour éviter que cela se reproduise. « Il y a eu des améliorations, les problèmes ont été pris en considération, et on a mis en place des mécanismes à l’interne », souligne-t-il. La plateforme de votes sera notamment confiée au Bureau de la vie étudiante (BVE) cette année pour éviter tout imbroglio.

« On y travaille fort, à se reprocher des membres, ajoute le président de la CADEUL, Samuel Rouette-Fiset. Je crois qu’à date, ça fonctionne bien. La réponse, nous l’aurons le 28 novembre. La demande est vraiment venue de nos membres, en caucus, de se questionner sur la question de l’affiliation. »

Rappelons que de son côté, l’AELIÉS et son conseil d’administration ont adopté cette semaine une résolution pour tenir un référendum sur l’affiliation à l’UÉQ en hiver 2018. Les détails supplémentaires seront fournis après l’Assemblée générale annuelle du groupe, qui aura lieu à la mi-octobre.

En mars 2016, les membres de l’association des étudiants aux cycles supérieurs de l’UL avaient tourné le dos à l’UÉQ et ainsi décidé de demeurer indépendants.

« Nous consultons présentement nos membres par l’intermédiaire de notre sondage de début d’année où nous leur demandons s’ils connaissent l’UEQ et s’ils aimeraient avoir davantage d’information sur l’association, par exemple. Nous allons également les consulter à travers les Forums des associations », conclut le président de l’AELIÉS, Pierre Parent-Sirois.


L’administration de l’Université Laval laisse pour sa part entendre qu’elle ne compte pas s’impliquer dans ce dossier et plutôt « laisser le choix, qui appartient aux étudiants » dans le contexte.


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