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Force est d’admettre que l’Université Laval aura beaucoup fait parler d’elle encore cette année. De nombreuses personnalités ont marqué le campus par leurs idées et leurs revendications. Aux premières loges, Impact Campus a pu témoigner, chaque semaine, de ces projets. Rétrospective de l’année 2016 à l’UL.

#1 : Élan de solidarité remarquable

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Tout le campus s’est uni sous une même cause cet automne, celle des violences sexuelles. Le 17 octobre dernier, des agressions se sont produites dans les résidences de l’Université Laval, créant une onde de choc au sein des institutions d’enseignement québécoises et ailleurs dans le paysage politique, à l’Assemblée Nationale par exemple. Trois jours après que les révélations aient été rendues publiques, des centaines d’étudiants, d’enseignants, de politiciens et de citoyens se sont réunis devant le pavillon Alphonse-Marie-Parent pour affirmer leur soutien envers les victimes.

Plusieurs consultations publiques de réflexion et de recherche de solutions ont été lancées à l’échelle provinciale par la ministre Hélène David, peu de temps après que l’affaire ait été déclarée close par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Partout au pays, des témoignages d’espoir et de compassion ont émané d’un désir collectif : celui de mettre fin à la culture du viol sur les campus.

# 2 : De l’implication à la tonne

Des étudiants aux horizons variés se sont encore une fois mobilisés cette année à l’UL. Véritable incubateur d’idées et de revendications, le campus s’est penché sur plusieurs enjeux à travers la persévérance de ses étudiants. Il suffit de penser au Projet Chlorophylle ou à Univert Laval, dédiés au développement durable et à l’environnement. L’année 2016 aura également vu naître l’Établi, l’ébénisterie de conception 100 % étudiante de l’UL, dont les laboratoires sont situés au pavillon Gene. H-Kruger. Au pavillon Ernest-Lemieux, la Table du pain a pour sa part continué à venir en aide aux étudiants dans le besoin en distribuant des denrées alimentaires.

Plus récemment, des associations militantes ont vu le jour. Ulaval sans fossiles s’est notamment positionnée contre les investissements dans le secteur fossile dans le cadre d’une campagne régionale en novembre. De son côté, l’AVÉGÉ a poursuivi ses efforts pour améliorer l’offre de produits végétariens à l’Université Laval. Des mentions honorables vont également au Malin-Firmier, au Club de débat, à la Coop Roue-Libre, à Éthix et à tous ces autres projets étudiants uniques ayant fait de cette année une réussite.

# 3 : Retour sur le géolocrime

Il y a plusieurs mois, Impact Campus révélait que des voleurs s’étaient introduits au Musée de géologie René-Bureau pour y dérober plusieurs spécimens. Une enquête policière avait même été ouverte à l’époque. Au terme de celle-ci, le 10 décembre 2015, le dossier a toutefois été fermé, faute de nouveaux éléments.

Or, en juillet 2016, un second vol y a eu lieu, forçant l’Université Laval à réagir en renforçant la sécurité des lieux. Des caméras de sécurité et des panneaux de signalisation ont d’ailleurs été installées cet automne. Aucun suspect n’a toutefois été arrêté dans cette mystérieuse affaire.

Selon les informations obtenues auprès du Service de sécurité et de prévention et du conservateur du musée, Olivier Rabeau, la valeur des roches manquantes s’élèverait à plus de 40 000 $. L’enquêteur en charge notait, en mars 2016, que l’endroit faisait face à un « problème de sécurisation des lieux ».

#4 : Cinq jours pour l’itinérance

Le 13 mars 2016, notre ancien chef de pupitre aux actualités, Jean-Frédéric Moreau, se lançait dans une aventure journalistique des plus originales : vivre les cinq jours pour l’itinérance. Ils étaient donc six à rester sur le campus sous la neige pendant cinq jours, vivant sans le moindre revenu. N’ayant accès qu’à une bâche et des dons en denrées alimentaires de la communauté universitaire, la jeune équipe avait pour objectif de recueillir 6000$ pour la Maison Dauphine, œuvrant auprès des jeunes dans la rue de 12 à 29 ans. Au final, 6033 $ ont été remis à l’organisme, faisant de cette troisième édition de l’initiative un véritable succès à l’UL.

« J’étais moi-même sensible à la cause des itinérants avant de me lancer, mais je ne m’attendais pas à une expérience semblable. Pour être franc, je me disais au début que de me prêter au jeu ferait certainement un bon reportage. J’ai plutôt été frappé par la sensibilité des gens, et son absence chez d’autres », disait Jean-Frédéric Moreau dans l’une de ses chroniques.

#5 : Une conquête bien spéciale

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Parmi les nombreuses conquêtes de championnat du Rouge et Or en 2016, celle de l’équipe de football a été la plus spectaculaire. Opposée aux puissants Dinos de Calgary le 26 novembre à Hamilton, la troupe de l’entraîneur-chef Glen Constantin tirait de l’arrière par plus de 10 points avant même de s’inscrire au pointage. Elle a toutefois fait preuve de détermination pour remporter le neuvième titre canadien de son histoire, son premier depuis 2013.

Du caractère, elle a dû en démontrer à plusieurs occasions durant cette saison forte en rebondissements. Après s’être inclinée contre les Carabins lors de son match d’ouverture locale, elle a battu ses principaux rivaux deux fois à Montréal pour se rendre jusqu’au bout.

Ailleurs chez le Rouge et Or, la formation masculine de cross-country et féminine de soccer extérieur ont profité de l’année 2016 pour être sacrées championnes au pays. La barre est haute!

# 6 : Combat perpétuel des psychologues en devenir

L’année 2016 aura également été marquée par de nombreux boycotts à l’internat en psychologie. N’étant pas rémunérés pour leurs stages, les doctorants et futurs psychologues de l’Université Laval ont fait entendre leur indignation à plus d’une reprise. Tantôt devant l’Assemblée nationale, tantôt sur le campus, la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP) a milité toute l’année afin d’obtenir plus de soutien financier pour ses étudiants.

À la fin du mois de novembre, toutefois, l’impasse entre les étudiants et le gouvernement s’est approchée d’une éventuelle solution. Mandaté pour produire un rapport neutre, l’ancien président de l’Ordre des psychologues du Québec, Luc Granger, a fortement recommandé à l’État québécois d’octroyer des bourses de 25 000$ aux doctorants.

Un combat qui n’est pas pour autant terminé, assure la FIDEP, elle qui demandait initialement des montants d’environ 45 000$ pour chaque étudiant. D’autres négociations sont donc à prévoir en 2017. Rappelons qu’actuellement, la dite année d’internat obligatoire demande d’effectuer environ 80 % de la tâche d’un psychologue professionnel.


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