Le référendum tenu par la CADEUL pendant l’automne 2014 a fait couler beaucoup d’encre. L’une des questions posées aux étudiants laissait entendre qu’une hausse de cotisation était nécessaire pour « assurer la pérennité » de ses différentes filiales. Les étudiants avaient alors adopté une augmentation suffisante pour maintenir les services en place. « Pour la CADEUL, 2 $ ça va permettre à court terme la santé financière [de ses filiales] et de pallier la baisse de subventions de l’Université. Par contre, contrairement aux autres options, celle de deux dollars ne permet pas d’augmenter l’offre de service », expliquait Caroline Aubry, présidente de la CADEUL à l’époque.

Voici qu’un an plus tard, Saveurs Campus annonce qu’elle va de l’avant avec le projet de restaurant gastronomique au Cercle situé au quatrième étage du pavillon Alphonse-Desjardins. Thierry Bouchard-Vincent, président actuel de la CADEUL, a répondu qu’il ne s’agissait pas d’un nouveau projet, mais bien de la continuité de ce que voulait l’association pour Saveurs Campus. Il ajoute que de nombreux délais ont fait en sorte que l’ouverture du restaurant a été retardée à la rentrée 2015.

Des rénovations importantes étaient nécessaires pour rendre la salle plus apte à recevoir un tel restaurant, explique Thierry Bouchard-Vincent. De plus, quelques problèmes financiers sont venus compliquer les choses. « L’entente avec l’Université était qu’on se partageait les coûts de réaménagement de ces locaux-là. Mais l’Université, après leurs compressions de l’hiver dernier, nous a vite informé qu’ils n’étaient pas en mesure de dépenser pour ça », a-t-il résumé.

C’est seulement récemment que l’UL s’est de nouveau dite prête à investir dans un tel projet. Si le projet est de nouveau sur les rails, le montant exact qui sera dépensé par les étudiants est toujours sous huis clos.

Projet compatible?

Interrogé à savoir si un tel investissement est compatible avec le mandat donné à la CADEUL par les étudiants, M. Bouchard-Vincent comprend la réticence. Même en sachant que majoritairement des fonctionnaires, professeurs et chargés de cours fréquenteront le restaurant, il estime que ce sera « le restaurant de la communauté universitaire ». Selon lui, cela n’empêche pas que des étudiants au premier cycle puissent en bénéficier à certains moments. Il cite en exemple les bals de finissants, des 5 à 7 avec des employeurs et d’autres « occasions spéciales ».

Le président de la CADEUL rappelle qu’il faut voir le projet de Saveurs Campus comme un tout. Pour lui, le restaurant gastronomique en fait partie à part entière et c’est aussi pour cette partie du projet que les étudiants ont donné à la CADEUL la légitimité d’agir.