2017 a été une année mouvementée sur le campus de l’Université Laval et dans la ville de Québec. Impact Campus vous propose une rétrospective de la dernière année, à travers nos différentes parrutions. 

10 janvier 2017 – La session perturbée ?

Impact Campus annonçait que le Syndicat des employés et employées de l’Université Laval (SEUL) songeait à organiser un mouvement de grève. Avec une convention collective échue depuis le 1er avril 2016, les négociations entre les deux parties semblaient se diriger vers une impasse.

24 janvier 2017 – Stages en éducation : Le mouvement prend de l’ampleur

5200 étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM ont adopté un mandat de grève avec l’objectif de relancer les discussions entourant la rémunération des stages en enseignement. Le contexte semble favorable pour les étudiants qui s’approche de plus en plus d’une entente avec le gouvernement alors que ce dernier venait tout juste d’accorder des bourses de 25 000$ aux doctorants en psychologie.

29 janvier 2017 – Attentat à la mosquée de Québec

Cette date n’est plus anodine pour personne à Québec. Alexandre Bissonnette, un ex-étudiant de l’Université Laval, est présumé avoir ouvert le feu sur des fidèles présents au Centre culturel islamique de Québec, laissant une grande communauté dans le deuil. Six personnes décèdent et huit autres sont blessés. Le 7 février, l’Association des étudiant(e)s musulman(e)s de l’UL (AÉMUL) réagissent dans le numéro d’Impact Campus. « Le pardon est une vertu enseignée par l’islam, tout comme la tolérance. Bien entendu, nous pardonnons Alexandre Bissonnette », annonçait le président Lacina Diarra, quelques jours seulement après le terrible événement.

9 février – Le Syndicat des employé(e)s de l’UL en grève

La grève est lancée à l’UL. Les syndiqués ont bloqué les sept entrées de l’Université Laval pour compromettre la circulation fluide des différents utilisateurs. Le Service de police de la ville de Québec a dû intervenir en matinée afin de demander aux individus de lever le blocus en place. Le mouvement de grève s’éternisera pendant plus de six semaines.

 30 mars – Fin de la grève

Le Syndicat des employés de l’Université Laval (SEUL) et la direction de l’Université Laval en sont finalement arrivés à une entente. « Satisfait de mettre fin à un conflit  » dur et long « , le porte-parole du Syndicat des employé(e)s de l’UL (SEUL), Éric-Jan Zubrzycki, avance que la proposition syndicale sur la restructuration des régimes de retraite a été acceptée telle quelle par l’employeur », rapportait Henri Ouellette-Vézina, chef de pupitre aux actualités, au printemps 2017.

26 avril – Une première femme comme rectrice à l’UL

En cette fin d’année universitaire, un vent de changement souffle sur l’Université Laval. Sophie D’Amours devient la première femme rectrice à Québec. La professeure en génie industriel a obtenu l’appui de 71 des 140 membres du collège électoral présents. Elle faisait face à l’ancien vice-recteur, Éric Bauce, et Michel Gendron, doyen de la Faculté d’administration.

5 septembre – Un ancien de R&O dans la NFL

Antony Auclair est le premier joueur de football du Rouge & Or à se tailler une place dans une équipe de la NFL. Ignoré au repêchage, il signe finalement un contrat avec les Buccaneers de Tampa Bay, espérant se tailler un poste avec l’organisation floridienne. Son objectif sera atteint le jeudi 5 octobre, alors qu’il participera à une rencontre face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

6 septembre – Des affiches d’extrême droite sur le campus de l’UL

Des affiches du groupe Atalante, reconnu pour ses positions d’extrême droite, ont été apposées sur le campus. Cette situation a créé de vives réactions dans la communauté étudiante et elle a été fortement dénoncée par la rectrice, Sophie D’Amours. L’Université souligne qu’elle sera vigilante par rapport à ce type de propagande, dans un contexte social où l’extrême droite tente d’attirer plus de partisans.

29 septembre – Lancement de la campagne Ensemble UL

La planification stratégique 2022, un projet de la rectrice Sophie D’Amours, a permis aux membres de la communauté universitaire d’échanger sur l’avenir de l’institution académique, à travers quatre consultations publiques, durant le mois d’octobre et de novembre. De plus, l’UL a reçu 297 idées en ligne. Le plan stratégique devrait être publié en février.

1 novembre – Lutter contre les violences à caractère sexuel

En ce début novembre, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a présenté le projet de loi 151 visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur. Rencontrés par Impact Campus, l’Université Laval, le CPIMH, la CADEUL et l’AÉLIÉS se disent « ravis » par le projet de loi de la ministre.

 5 novembre – Régis Labeaume est réélu

Pour un quatrième mandat de suite, Régis Labeaume reprend les rênes de la ville de Québec. À la suite d’une campagne où les enjeux de fond ont été écartés, les attentes sont élevées face à la nouvelle administration.

15 novembre – Environ 75 M $ investis à l’UL 

Le gouvernement libéral du Québec a annoncé des investissements de plus de 103 M$ en enseignement supérieur à Québec. Près de 75 M$ y sont spécifiquement consacrés à des projets de l’UL. Toutefois, la réaction semble mitigée sur le campus. Plusieurs s’inquiètent que les programmes de sciences sociales ou humaines soient à nouveau oubliés par le gouvernement. « Encore une fois, les secteurs d’études déjà très financés récupèrent la majorité du montant », avait soulevé l’AELIÉS.

 25 novembre – Le R&O est vaincu

La 53ième Coupe Vanier a échappé à la troupe de Glen Constantin aux mains des Mustangs de Western Ontario. Ces derniers l’ont emporté par la marque de 39 à 17. Toutefois, cette défaite concluait une solide saison pour la formation québécoise qui avait vaincu l’Université de Calgary 35 à 23 lors de la Coupe Mitchell.

27 novembre – Un rapport qui secoue la communauté universitaire lavalloise

L’Enquête Sexualité, Sécurité et Interactions en Milieu Universitaire (ESSIMU) avait pour objectif de dresser un portrait des violences sexuelles sur le campus, et de démontrer l’ampleur du phénomène. « Le constat est frappant : 4 étudiants sur 10 se disent victimes de violence sexuelle depuis leur arrivée sur le campus », pouvait-on lire dans l’article publié par Impact Campus.

 28 novembre – « Non » à l’Union étudiante du Québec (UEQ)

Les étudiants de premier cycle ont voté « non » à UEQ. À la suite d’un climat référendaire lourd où les débats sont parfois devenus diffamatoires, le comité du « non » l’a finalement emporté avec 55 % du vote. Le taux de participation a atteint 25,5%. Un chiffre élevé lorsqu’il est question de démocratie étudiante.