L’équipe étudiante Robocup ULaval ne cesse de repousser les limites de l’innovation en matière de robotique et d’intelligence artificielle sur le campus. Alors que leurs robots 100 % autonomes commencent à prendre part à des compétitions internationales, l’équipe garde le pied au sol afin d’atteindre ses objectifs d’ici 2050.

Au tout début des années 2000, une équipe Robocup avait été établie à l’Université Laval et avait participé à quelques compétitions locales, avant sa destitution en 2004.

Par l’initiative de la Faculté de sciences et de génie de l’UL, le projet a été relancé en 2013, alors qu’une dizaine d’étudiants y prenaient part de manière bénévole.

Robocup joint depuis toutes les spécialisations de génie mécanique, électrique, informatique et logiciel, et réunit plus d’une trentaine d’étudiants oeuvrant à veiller à son bon fonctionnement, mais surtout à son développement.

Compétitions internationales

La raison d’être de Robocup ? : les compétitions à travers le monde, qui donnent une belle vitrine à l’expertise lavalloise dans le domaine. C’est tout particulièrement l’événement Robocup International qui intéresse la jeune équipe.

« En gros, c’est une compétition qui regroupe des chercheurs et des étudiants, surtout en ingénierie, mais qui viennent aussi d’autres domaines, car maintenant, on parle aussi d’intelligence artificielle », précise l’administrateur de l’équipe mécanique et responsable des commandites, Philippe Lebel.

Elle se décline en 4 catégories : soccer, home, rescue et junior, puis en 5 ligues relatives aux dimensions et aux particularités du robot. En ce qui concerne les compétitions, Robocup ULaval s’insère dans la catégorie soccer, dans la ligue small size.

Depuis le début du projet, 6 robots entièrement autonomes ont été constitués de toutes pièces. L’objectif initial en 2013 était de prendre part en 2017 à la Robocup International, réputée pour être la compétition internationale la plus prestigieuse dans le domaine de la robotique. Et cela a été atteint avec brio.

En juillet dernier, les membres de l’équipe ont eu la chance de faire concurrencer leurs robots contre d’autres équipes à Nagoya, au Japon, pour la toute première fois depuis la mise sur pied du projet à Québec.

Bien qu’elle ne soit pas repartie avec les grands honneurs, l’équipe s’est dite satisfaite de ses performances. « C’est mission accomplie. Nous, notre objectif, ce n’était pas de gagner. C’était plutôt de réussir à démontrer et à produire une équipe de robots et d’être capable d’avoir une intelligence artificielle qui joue effectivement au soccer », poursuit Philippe.

Maintenant que cette expérience est derrière elle, l’équipe met le cap sur un nouveau défi : « Grosso modo, l’objectif global de Robocup Soccer est qu’en 2050, les robots de toutes les ligues confondues soient capables de jouer contre des humains, rien de moins », ajoute-t-il.

La suite des choses

Même s’ils ont atteint l’un de leurs objectifs majeurs cet été, les membres de Robocup ULaval n’ont donc pas l’intention de ralentir la cadence.

En 2017-2018, ils s’emploieront notamment à revoir les plans antérieurs et à les corriger afin d’arriver, à la fin de la session d’hiver, avec un tout nouveau modèle de robot amélioré.

« Comme bonus, on aimerait réussir à lever assez de fonds pour pouvoir acheter un autre ensemble de moteurs pour avoir deux équipes de robots par exemple, souhaite-t-il. On pourrait alors simuler des parties entre les anciens et les nouveaux robots. Parce qu’évidemment, notre simulateur ne peut pas simuler la réalité de manière parfaite, alors pour voir comment l’intelligence artificielle agit dans la réalité, il faut faire jouer les robots sur le terrain », dit l’administrateur.

Se joindre au projet

L’implication et la curiosité sont de mise afin de prendre part à un projet d’une telle envergure, selon les membres. Le groupe convie tous les intéressés à se joindre à l’équipe, en soulignant qu’il n’est pas nécessaire d’être en ingénierie ou en informatique.

« Ici, on ne refuse personne et on prend en compte les intérêts de chacun. Il n’y a pas de sélection, ça prend seulement de la débrouillardise et de la volonté d’apprendre, nous on est là pour vous aider là-dedans. C’est un projet qui est 100% initiative étudiante, il n’y a pas de vocation de cours, c’est donc ouvert à tout le monde. »

Philippe Lebel ajoute qu’un volet de formation est offert gratuitement aux nouveaux membres afin qu’ils acquièrent les connaissances leur permettant de participer au maximum au projet.

« Le projet Robocup c’est plus que de la robotique ; c’est aussi de la gestion de projet, de ressources humaines et des relations publiques, de la publicité ou du design de logo », rappelle-t-il en invitant les étudiants de toutes les facultés à y jeter un coup d’oeil.