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Ce n’est pas une, mais bien deux conventions collectives que le Syndicat des auxiliaires administratifs, de recherche et d’enseignement (SA²RE) négocie cet automne avec l’Université Laval. Les pourparlers, à peine entamés, ont déjà donné au syndicat son lot de déceptions.

Dominique Lelièvre

Sans contrat de travail depuis la fin août, les auxiliaires négocient leur troisième convention collective. Les stagiaires postdoctoraux, qui ont rejoint les rangs du SA²RE l’année dernière, espèrent quant à eux obtenir leur première entente avec l’Université Laval.

La démarche des auxiliaires a connu un faux départ, jeudi 25 septembre, lorsque la toute première rencontre du comité de négociation avec les représentants de l’Université Laval a été annulée. La partie patronale aurait décommandé la réunion à la dernière minute, selon le SA²RE, en raison d’un manque de préparation.

« On est déçu », admet Charles-Alexandre Bélisle, président du SA²RE. « [Les représentants de l’UL] nous ont informé la veille de la rencontre à 16 h qu’ils n’étaient pas prêts », relate-t-il. Le président du syndicat s’explique mal cet ajournement, puisque ce sont les représentants de l’employeur eux-mêmes qui ont suggéré cette date. « On aurait été prêt à commencer même avant ça », soutient-il.

La Direction des communications de l’Université Laval n’a pas souhaité commenter ni même confirmer ces informations dans l’immédiat. « Nous laissons les négociations suivre leur cours », explique Andrée-Anne Stewart, conseillère en relation avec les médias de l’Université.

Une convention « mature » pour les auxiliaires

Le président du SA²RE fait part de son espoir d’obtenir des gains notables malgré les compressions financières qui frappent le secteur universitaire. « La plupart de nos revendications ne touchent pas l’argent […] ce sont souvent des propositions qui sont à coût nul pour l’employeur », expose M. Bélisle.

Des revendications salariales sont bien à l’agenda du syndicat, mais seulement pour protéger le pouvoir d’achat des membres et pour assurer une équité avec les autres travailleurs universitaires. Pour le reste, M. Bélisle espère en venir à la conclusion d’un accord « d’une certaine maturité » reflétant au mieux la réalité des quelque 5400 auxiliaires de l’Université Laval.

M. Bélisle souhaite notamment mettre un terme aux retards de paye, un problème récurrent vécu par ses membres. « On a des gens qui ont commencé à travailler l’année passée au mois d’août et qui ont reçu leur première paye au mois de novembre. C’est difficile de subvenir à ses besoins et de payer ses frais de scolarité dans ce temps-là », fait-il observer.

Certains délais administratifs et la réalité de la pratique font en sorte que plusieurs auxiliaires commencent à travailler avant d’avoir signé leur contrat, retardant ainsi la première paye. L’affichage des postes, lorsqu’il est obligatoire, n’est pas toujours effectué au moment opportun, causant encore un délai supplémentaire.

Les auxiliaires souhaitent par ailleurs obtenir une meilleure reconnaissance de leur statut de travailleur. David Baron, conseiller du SA²RE en relations de travail, mentionne que « le double rôle étudiant-travailleur » n’est pas toujours bien compris par l’employeur, ce qui vient parfois « miner un peu le respect ».

« On est des travailleurs universitaires. Nos membres au travail sont au baccalauréat, à la maîtrise ou au doctorat ; ils ont des connaissances qu’ils ont acquises et ça mérite d’être reconnu dans la convention collective et dans les conditions de travail », renchérit le président du syndicat.

Les stagiaires postdoctoraux en route vers leur première convention

Une meilleure reconnaissance est également au cœur des revendications des stagiaires postdoctoraux. Ces travailleurs « sont souvent à la pointe de ce qui se passe dans leur domaine » et « aident vraiment à l’avancement de la science, soit l’une des deux grandes missions de toute université », souligne Pier-Luc Gauthier, vice-président aux relations de travail du SA²RE.

Pourtant, la situation des stagiaires postdoctoraux reste précaire et parfois même en deçà des lois du travail, estime M. Bélisle. « Il y a des stagiaires postdoctoraux qui se sont fait refuser des retraits préventifs alors qu’ils y avaient droit dans la loi », illustre le président. Ce dernier aimerait aussi revoir la durée minimale des contrats, fixée pour l’heure à trois mois.

Le SA²RE dénonce une violation du Code du travail

Le SA²RE accuse par ailleurs l’Université Laval d’avoir enfreint un article du Code du travail en bloquant aux stagiaires postdoctoraux l’accès au Régime complémentaire de retraite (RCRUL). La décision aurait été prise quelques jours après la deuxième rencontre entre les stagiaires postdoctoraux et l’employeur.

Le syndicat prétend que cette décision unilatérale contrevient à un article de la loi prévoyant qu’il ne peut y avoir de modification aux conditions de travail dans la période de négociation d’une convention collective. Une plainte a été déposée à cet effet à la Commission des relations du travail.


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