C’est un fait connu par tous et répété à maintes reprises par les professeurs de l’Université Laval : les fautes d’orthographe ou syntaxiques sont une source non négligeable de sanctions. C’est dans cette optique que le service de consultation en français de l’UL écrit a été créé. L’objectif : faire comprendre aux étudiants leurs propres erreurs pour qu’ils ne les refassent plus par la suite.

Le service de consultation en français écrit est un « projet pilote gratuit qui a commencé en janvier dernier et vise tous les étudiants de tous les cycles de l’Université Laval, que cela soit des Québécois ou bien des internationaux », expliquent les deux tutrices de ce service hébergé à la Bibliothèque, Jenny Larouche, qui poursuit une maîtrise en traduction et terminologie, et Martine Meilleur, étudiante à la maîtrise en études littéraires, recherche et création.

Les deux jeunes femmes racontent « qu’initialement, ce projet était géré par trois tutrices et qu’elles avaient plus de plages horaires (45 h). Cette session-ci, il y a moins de fonds, moins d’horaires, et donc moins de tutrices (20 h), alors que le service a gagné en popularité. Ça allait mieux à trois, c’était plus efficace. »

Le but d’une telle démarche « n’est pas une révision linguistique ni un cours de français, mais de dépanner ainsi qu’aider les étudiants en français écrit. Il ne s’agit pas de lire les travaux des étudiants et de les corriger, mais de les aider à structurer un texte, à développer des stratégies d’autocorrection et de révision. »

« On reste dans le général, notre mandat est de diriger, d’expliquer et de répéter des consignes de base. Parfois, on peut expliquer certains outils (Antidote, la banque de dépannage linguistique…) Lorsque l’on s’aperçoit que l’étudiant(e) a beaucoup trop de difficultés, on les dirige vers des cours, des services (formations) que la bibliothèque peut offrir », rappellent-elles.

Un service efficace, mais méconnu

Cependant, ce service gratuit et personnalisé pour chaque étudiant(e) semble bien méconnu au sein de la communauté universitaire, que cela soit des professeurs ou des étudiants. Selon Martine Meilleur, « en janvier 2015, un courriel avait été envoyé à tous les étudiants de l’Université Laval, mais pas cette session-ci. Il se fait connaître de plus en plus par bouche-à-oreille. » D’ailleurs, Jenny Larouche rajoute qu’une étudiante « a connu ce service grâce à une collègue qui aurait partagé le lien sur Facebook. »

Jonathan Hubbard-Shaw, un étudiant étranger au baccalauréat en relations internationales et langues modernes, bénéficie de ce soutien depuis le semestre dernier. Alors qu’il cherchait de l’aide en français, il explique qu’un ami lui a parlé des services offerts par l’Université et « qu’il [est] tombé là-dessus tout seul. »

Performance

Pour Jonathan, « c’est un bon service et c’est plus efficace que le service de français langue étrangère (FLE). Cela m’aide beaucoup pour comprendre la grammaire [et] pour mieux corriger ce que j’ai écrit. » Les deux tutrices insistent sur le fait que « cela aide vraiment les étudiants qui, en prenant des notes, arrivent à comprendre leurs erreurs récurrentes. Il faut qu’ils s’impliquent dans le processus avant de venir nous voir. »

Les plages horaires sont disponibles sur le site de la Bibliothèque. Cependant, plus la session avance et plus la date de remise des travaux approche, plus la demande de soutien augmente. C’est la raison pour laquelle Martine Meilleur conseille fortement aux intéressés « de prendre rendez-vous pour s’assurer d’une plage horaire de 30 minutes. »

Où ? Bibliothèque, pavillon Jean-Charles-Bonenfant, local 1291.