« Deux ans sans contrat de travail, nous voulons négocier. » C’est le message que lance à qui veut l’entendre le syndicat des employés de l’Université Laval. Ce syndicat, qui regroupe les employé(e)s qui sont directement embauchés par l’université, réclame le retour de l’université à la table des négociations.

Leur contrat de travail étant échu depuis mai 2011 et peu de progrès dans les pourparlers se pointant à l’horizon pour les employés, le syndicat s’est mis en mode moyens de pression.

Des moyens de pression symboliques

Un peu à l’image du conflit de travail qui opposait les enseignants au secondaire au début des années 2000, les employés de l’Université Laval ont usé de stratégies bien peu mordantes pour attirer l’attention sur leur cause. Appelés les « Pauses dynamiques » les moyens de pression principaux qu’utilisent les employés syndiqués se résument principalement à faire du bruit. Faire du bruit dans les corridors, faire du bruit dans les grandes salles des pavillons, cela afin de sensibiliser les étudiants et les membres de la communauté universitaire à leur cause.

Un acteur inusité se mêle de la partie

Bien qu’on la reconnaît beaucoup plus pour sa lutte contre les associations étudiantes, la fondation 1625 s’est invitée dans le débat. Le 24 octobre dernier, dans un communiqué de presse qui mentionnait aussi l’envoi d’une mise en demeure au Syndicat, la fondation 1625 affirmait se positionner « résolument en faveur des étudiants de l’Université Laval qui aspirent à entreprendre leurs études et à passer leurs examens en paix. » En plus d’envoyer une mise en demeure à l’Université Laval pour avoir échoué à donner à ses étudiants un environnement de paix pour les études, la fondation qualifie de « honteuse » la volonté du syndicat d’améliorer les conditions de travail de ses employés et de prendre des moyens de pression pour y arriver.

Exagérés, les moyens de pression ?

Bien que les moyens de pression semblent prendre de la place dans l’espace public et dans les médias, les étudiants ne semblaient pas trop concernés. La majorité des étudiants qu’Impact Campus a interrogés n’avaient pas eu vent des moyens de pression, sinon qu’entendu quelques rumeurs d’étudiants qui avaient été dérangés en période d’examens. Même si l’on parle beaucoup des moyens de pression et de leurs conséquences, il reste encore à prouver que c’est aussi mal que cela ne paraît.