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Le député péquiste de la circonscription Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, était de passage à l’Université Laval le jeudi 9 octobre. Il a profité de l’occasion pour partager ses réflexions concernant le référendum en Écosse et sur la reconstruction du mouvement souverainiste au Québec.

Thomas Thivierge

L’ancien ministre des Affaires intergouvernementales n’a pas mâché ses mots concernant la situation du mouvement souverainiste au Québec. Selon lui, le mouvement est désorganisé et les personnes qui doivent en faire la promotion ne savent plus comment en parler.

Selon M. Cloutier, les souverainistes doivent d’abord et avant tout retrouver un socle commun autour duquel ils pourront se rallier et par la suite refaire la pédagogie et la promotion de l’option indépendantiste au Québec. Il a poursuivi en affirmant que pour que le mouvement redevienne fort, il faudra inévitablement que les partis souverainistes trouvent une façon de travailler ensemble. De plus, cette coalition permettrait justement de définir le socle commun du mouvement.

L’ex-ministre a poursuivi en affirmant que le projet ne devait plus être seulement entre les mains des partis politiques, mais plutôt dans celles de la population du Québec. M. Cloutier croit que si les gens s’approprient le débat, il sera possible de recréer un mouvement populaire.

Il a complété son allocution en déclarant que le peuple du Québec doit cesser de craindre le mot référendum. Ce processus représente pour lui le parfait exemple de l’exercice démocratique, ainsi que la seule façon pour atteindre la souveraineté.

Suivre les traces de l’Écosse

Le député du Lac-Saint-Jean a largement décrit et développé son expérience lors de sa visite en Écosse durant les derniers jours de la campagne référendaire. Il ne fait aucun doute dans son esprit que le Québec a intérêt à prendre des notes sur le processus d’accès à l’indépendance des Écossais.

Malgré la défaite du camp du « oui » le 18 septembre dernier, Alexandre Cloutier croit que les Écossais ont établi une très bonne stratégie pour mener à bien leur projet, notamment en ce qui concerne la clarté de leur message, leur promesse de tenir un référendum et la pédagogie qu’ils ont employée pour expliquer les avantages de l’indépendance.

Alexandre Cloutier s’est dit particulièrement étonné du travail de coalition qui a été fait durant la campagne. Il a apprécié de voir les débats de fond qui ont été faits sur le projet souverainiste. Il ne fait aucun doute pour lui que l’une des meilleures stratégies du camp du « oui » a justement été de faire en sorte que le débat se passe au sein de la population et non uniquement entre les politiciens.

Les jeunes au cœur de la reconstruction ?

M. Cloutier a d’ailleurs confirmé à quel point les jeunes ont une importance capitale dans la reconstruction du mouvement souverainiste. Selon lui, les jeunes ont la capacité de créer des mouvements populaires, comme ce fut le cas au Québec en 2012 durant le conflit étudiant. « Ils doivent être aux premières loges de ce mouvement populaire en s’appropriant le projet eux-mêmes. Il faut comprendre que ces grands mouvements de société et ces grands changements sont essentiellement opérés par la jeunesse et ils doivent être portés par la nouvelle génération », a soutenu Alexandre Cloutier.

Le député du Lac-Saint-Jean a ajouté que si le Québec devenait un pays, inévitablement cela influencerait davantage les jeunes et, de ce fait, ceux-ci ont le devoir de s’investir dans le projet et de partager leur vision du Québec de demain.


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