Rassemblé.e.s en assemblée générale spéciale plus tôt aujourd’hui, les membres du SCCCUL «ont voté à 86,4 % en faveur de 10 jours de grève à utiliser au moment opportun». C’est donc dire qu’à partir de lundi prochain, des journées de grève pourront être utilisées par le syndicat comme moyen de pression.

«Ça suffit! Après deux ans de négociation il est temps que l’administration D’Amours entende ses chargées et chargés de cours et reconnaisse leur expertise et leur valeur pour l’Université», a déclaré la présidente du SCCCUL, Christine Gauthier.

Ce mandat de grève permettra au comité de négociation d’accentuer la pression. Anne Beauchemin, vice-présidente aux communications du SCCCUL, estime qu’ un appui aussi fort démontre que les membres exigent des changements importants et qu’ils supportent les négociateurs.

Anne Beauchemin souligne que les négociations de lundi et mardi prochain seront cruciales. C’est à la suite de ces rencontres que le Syndicat décidera de l’utilisation ou non de ses journées de grève.

Les chargé.e.s de cours de l’Université Laval sont sans nouveau contrat de travail depuis plus de deux ans. Le Syndicat estime que les négociations perdurent depuis trop longtemps. L’un des principaux enjeux est le rattrapage salarial. Selon le SCCCUL, leurs membres seraient parmi les moins bien payés de tout le réseau universitaire québécois.

Aux étudiant.e.s de l’Université Laval, Mme Beauchemin s’excuse pour les inconvénients, mais ajoute que «le premier responsable est l’Université Laval».

L’Université Laval réagit

Immédiatement après la diffusion de la nouvelle, l’administration lavalloise s’est voulue rassurante. «L’Université Laval précise que la session d’hiver 2019 n’est pas compromise. Les étudiantes et les étudiants, dont la réussite se situe au cœur des priorités de l’établissement, seront diligemment informés de l’évolution de la situation, des modalités de reprises de cours et d’examens», soutient l’institution.

Toutefois, vice-rectrice aux ressources humaines de l’Université Laval, Lyne Bouchard, souhaite qu’une entente soit négociée d’ici là : «L’objectif de l’Université Laval est d’en arriver le plus rapidement possible à une entente négociée satisfaisante pour les deux parties».

Dans un courriel envoyé aux étudiant.e.s, l’administration souligne que «seules les sections de cours offertes par les membres de ce syndicat seraient affectées, et ce, peu importe le mode d’enseignement». On peut y lire que les étudiant.e.s pourront utiliser le portail, dans les prochains jours, pour vérifier quels cours seront touchés. De plus, l’Université Laval affirme que les étudiant.e.s seront tenu.e.s au courant des évolutions dans le dossier et que monPortail sera l’outil de transmission privilégié.

Les journées de lundi et de mardi seront donc cruciales pour la suite des choses. Nous resterons attentifs à l’évolution de ce conflit de travail.