À l’origine du projet, le ministère de l’Éducation a voulu organiser une série de rencontres pour parler de l’éducation au Québec avec les différents acteurs et partenaires. Pour cette deuxième rencontre, l’Université et l’enseignement postsecondaire sont au cœur des préoccupations. À savoir comment considérer les institutions comme outils de développement, de réussite, et d’assise démocratique.

Espoirs et déboires
La ministre, Line Beauchamp, souhaite «réunir […] des personnes intéressées à relever les défis pour que nos universités se classent parmi les meilleures au monde». La tâche s’avère difficile. Et les réactions des mouvements étudiants, de l’opposition, et des associations concernées par les résultats de cette rencontre, parlent d’elles-mêmes.

En effet, la journée sera aussi l’occasion de parler et de faire des avancées dans le dossier du financement des universités en lien avec l’accessibilité des études. Il y a incompréhension de la part d’une partie de la communauté étudiante, surtout quand on sait que la ministre pense toujours à une augmentation des frais de scolarité. «Il n’y aura pas de consensus avec les étudiants sur une hausse et une différenciation des droits de scolarité. C’est un pitoyable stratagème qu’utilise la ministre Beauchamp», avance Louis-Philippe Savoie, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

M. Verreault-Julien, secrétaire général de la TaCEQ (Table de concertation des étudiants québécois) précise que «la ministre doit permettre aux partenaires d'avoir une voix au chapitre et ne peut exiger d'eux de seulement choisir entre différentes conclusions insatisfaisantes». Il déplore par la même occasion que le fait de «régler le sous-financement public des universités en allant puiser dans les poches des étudiants dénote un manque de courage politique flagrant.»

Tenir ses engagements
Quant à l’opposition, elle ne prend pas non plus le parti de la ministre. Le Parti Québécois craint que Mme Beauchamp ne fasse que discuter de décisions déjà prises. Les partenaires de la rencontre s’étaient alors entendus pour lancer un débat public. Force est de constater que la rencontre se déroulera à huis clos, et que les détails sur les invités et les objectifs restent encore assez flous.

Rappelons que la rencontre et l’absence de précisions concernant les objectifs ont engendré une vague de mécontentements. Ceci ajouté à la probable hausse des frais de scolarité, a motivé de nombreux mouvements étudiants syndicaux et des associations dont l’AÉLIÉS, à organiser une manifestation le jour même de la rencontre devant l’hôtel Hilton.