Alexandre Cloutier, ministre des affaires intergouvernementales du gouvernement du Parti Québécois a fait un court arrêt à l’université Laval mercredi dernier. Il a accepté de se prêter au jeu et de répondre aux questions d’Impact Campus, dans un contexte décontracté.

Un parcours typique vers les affaires publiques

La raison de la présence de notre ministre était fort simple, il était chargé de donner une conférence dans un cours de droit constitutionnel à la faculté de droit. Étant juriste de formation et ayant déja été chargé le cours dans le passé, Cloutier a pu enseigner aux futurs juristes ses connaissances de la Constitutions et probablement les nombreux trous qui la caractérisent.

Interrogé sur le chemin qui l’a mené à devenir Juriste puis député, Le ministre a expliqué qu’il a suivi ce qui était selon lui un chemin « typique » vers un métier d’affaires publiques. « J’ai entrepris mon Bac en droit, je me suis impliqué dans l’association étudiante de droit, j’ai été président de l’association des étudiants en droit de l’université d’Ottawa. J’ai fait mon Barreau et mes maîtrises et je me suis lancé en politique.Je crois que parfois la vie peut te réserver des surprises et des embûches, mais mon parcours a été assez linéaire vers la politique».

Natif du Lac-Saint-Jean, adjoint politique de l’ancien député du PQ de Lac St-Jean Stéphan Tremblay et son éventuel successeur dans le comté de Lac Saint-Jean. Sitôt élu en 2007 contre Yves Bolduc, il est nommé par André Boisclair critique en matière de recherche et développement. Il est en effet assez impressionnant de voir que la progression de monsieur Cloutier vers le rôle de député aie été si rapide, lui qui a terminé son barreau en 2002 et qui est maintenant ministre 11 ans plus tard.

Après avoir passé 5 ans dans l’opposition, le ministre Cloutier affirme que de passer au gouvernement est enfin une opportunité pour être positif; « Quand on est dans l’opposition, on critique, on critique, mais rendu au gouvernement c’est là ou on peut enfin commencer à construire et c’est pourquoi c’est intéressant d’être au gouvernement. »

La souveraineté Institutionnelle

Même si l’exercice de placer des personnes dans des boîtes est bien souvent futile, on a demandé au ministre Cloutier de se placer dans une des grandes catégories de souverainistes soit les souverainistes civiques, qui croient au rassemblement des peuples selon leur adhésion à un ensemble de valeurs caractéristiques soit les souverainistes identitaires, qui voient plutôt l’appartenance à un groupe identitaire comme étant le précepte de base à la souveraineté. Comme ces catégories ne semblaient pas plaire à celui qui représente le Québec devant Ottawa, celui-ci nous a plutôt parlé de souverainisme institutionnel « Il y a plusieurs raisons pour lesquelles je suis un souverainiste institutionnelle, je crois que le fédéralisme ne sert pas bien les québécois, la nation Québécoise serait mieux servie par un état Québecois » En effet, comme plusieurs juristes pourrons vous en parler allègrement si l’humeur leur en tient, plusieurs critiques peuvent être formulés à l’égard de l’écriture et de l’articulation des principes de la constitution Canadienne. Si cette constitution sert bien mal les Québécois selon Cloutier, il en va bien autrement chez les juristes payés pour en déchiffrer les faiblesses, bien évidemment.

Un souverainiste à Ottawa

Bien que les relations avec Ottawa avaient été au pire tièdes sous l’ère Charest, il y a fort à parier que l’arrivée d’un ministre des affaires intergouvernementales va contribuer à faire brasser la soupe des relations entre Québec et Ottawa. Se décrivant comme “Combatif et énergique” de représenter la population québécoise devant les instances Canadiennes « Je me sens combatif et énergique puisque c’est tellement important ce que je fais et je suis tellement honoré de représenter les québécois à Ottawa. »
Des élections? Probablement bientôt

Ce sujet étant sur toutes les lèvres depuis quelques semaines déja, le ministre n’écarte pas la possibilité que les Québécois se retrouvent aux urnes au Printemps. “Selon les statistiques, un gouvernement minoritaire dure environ 18 mois, nous sommes à 14 mois de durée de notre gouvernement il est donc plutôt certain que des élections vont se déclencher bientôt” La question qui se pose en ce moment est celle de savoir quand? Malgré sa certitude, le ministre émet certaines réserves, notamment si les autres partis sont prêts à y aller ou si la Coalition Avenir Québec souhaite y aller, malgré son manque de fonds.