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Plusieurs dissidences à la CADEUL semblent au plus fort à l’Université Laval actuellement. Un livre ayant pour titre Bravo la CADEUL ! vient d’être publié. Il souhaite s’attaquer aux mauvaises pratiques et aux problèmes au sein de l’association de cycle.

L’œuvre est principalement écrite par André-Philippe Doré, à la maîtrise en études anciennes. La nouvelle initiale a été publiée dans L’Exemplaire, le média-école des étudiants en journalisme de l’UL, jeudi en journée. L’auteur du livre a accordé une entrevue exclusive (en vidéo) au média étudiant. Cliquez ici pour consulter le reportage initial. 

Le tout survient effectivement à peine quelques jours après qu’Impact Campus ait publié deux lettres ouvertes, l’une signée par 21 délégués départementaux de la CADEUL pour « mettre fin à la mauvaise foi », ainsi qu’une autre de ce même André-Philippe Doré, qui a voulu répondre aux propos du groupe.

Le document disponible ici (cliquez) est introduit avec une remise en contexte de la controverse autour du livre des 35 ans de la CADEUL, qui n’est toujours pas publié. Il y a deux ans, en 2015, le conseil d’administraton de l’association avait confié le mandat de rédaction à l’un de ses anciens présidents, Guy-Aume Descôteaux, qui affirme n’avoir toujours pas achevé le livre.

« Payé 5000$ pour cette tâche selon une source anonyme, […] ce livre n’a toujours pas été écrit, malgré que le salaire aurait déjà été versé », écrit l’auteur dans son livre. Il estime que de publier un autre ouvrage avant celui de l’anniversaire de la confédération représente « un bon pied de nez » à ce qu’il croit être une collusion dominante dans toute l’organisation étudiante.

Questionnée par Impact Campus vendredi sur ces critiques, la CADEUL a accepté de réagir aux propos tenus.

« La CADEUL, c’est un lieu d’échange. Ces échanges sont parfois vigoureux, mais on les espère toujours respectueux. La vision de l’auteur de ce livre, on ne la partage pas. Je ne crois pas que d’utiliser la haine et l’appel à la mauvaise foi soit une manière judicieuse de régler les problèmes en société.  » -Samuel Rouette-Fiset, président de la CADEUL

De nombreuses remises en question

André-Philippe Doré écrit pour sa part que « les tactiques des exécutants de la CADEUL les mènent à devenir les adjoint(e)s du pouvoir ». Il cite notamment le cas du printemps 2016 pour illustrer son argument, année pendant laquelle l’organisation avait publié un avis pour encadrer le droit étudiant de grève.

On critique même la relation de l’association avec l’administration de l’UL. « Une concorde avec le rectorat semble ainsi parfois difficile à différencier du fait de travailler pour lui », est-il écrit dans le document. On mentionne ici le cas du baccalauréat en ethnologie, que l’équipe Brière a souhaité suspendre en 2015, une mesure à laquelle « ne s’est pas opposée la CADEUL », selon l’auteur.

L’ouvrage s’appuie notamment sur le mémoire d’Érik Breton qui, en 1994, avait écrit un mémoire sur le dilemme interne à la CADEUL. « [Il] se penchait sur la question du corporatisme », dit André-Philippe Doré dans son ouvrage.

Contexte de campagne UEQ

La diffusion du texte ne semble pas laissée au hasard : elle arrive dans un contexte de campagne d’affiliation à l’Union étudiante du Québec (UEQ) sur le campus, qui se déroule du 20 au 27 novembre à l’Université Laval. Deux débats ont déjà eu lieu sur le campus entre les comités partisans sur la question.

Au sujet du référendum d’ailleurs, samedi le 18 novembre en après-midi, le directeur du référendum, Louis-Philippe Lampron, a publié une liste d’infractions commises depuis le début de la campagne par les comités partisans, accessible en cliquant ici. 

Il y a deux ans, en 2015, les résultats avaient été invalidés après « un problème d’identification des votants dans les systèmes », avait à l’époque indiqué la direction référendaire. Un processus dont les frais ont atteint « des milliers de dollars », croit l’auteur du texte, qui démontre une incompétence flagrante selon lui.

Sur le conseil d’administration de la CADEUL :

« Ces élections ont souvent le même résultat que si un lancer de dés avait élu le conseil d’administration : les candidat(e)s ont droit, pour se présenter, à une photo et à un CV de quelques lignes sur un site dont nous apprenons l’existence une journée avant la fin du vote. Le pourcentage de participation à ces consultations frôle d’ailleurs le ridicule. » -André-Philippe Doré, dans son livre

De son coté, le camp du NON à l’UEQ continue de souligner qu’il y a deux ans, l’option de la négative l’avait emporté par quelques votes, « huit plus précisément », dit l’auteur, soulignant au passage que les irrégularités informatiques avaient alors empêché de valider les résultats.


Plus de détails à venir dans l’édition papier/web, mardi. 


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