La balle est maintenant dans le camp des étudiants, estime le président de la CADEUL, Martin Bonneau. Après un printemps tumultueux et l’annulation de la hausse des frais de scolarité, il n’en tient selon lui qu’aux étudiants de participer activement au Sommet sur l’éducation qui sera tenu en janvier ou février 2013. 

Photo: Claudy Rivard

David Rémillard 

«Après avoir chialé tout ce temps-là, là, c’est le temps de parler. On va avoir une belle vitrine et c’est important que les étudiants aillent se prononcer dans leurs assemblées locales », lance d’entrée de jeu Martin Bonneau. « Ça nous met une belle pression. Là, les gens s’attendent à ce qu’on amène un discours constructif »

En prévision du sommet, la CADEUL organisera un caucus spécial question d’adopter des positions à défendre dans son mémoire qu’elle présentera au gouvernement péquiste. L’association de premier cycle s’était positionnée contre la hausse des frais de scolarité de 1625 $ proposé par le Parti libéral du Québec via un référendum à l’automne 2011. Près de deux tiers des étudiants s’étaient alors prononcés contre cette hausse, selon un taux de participation de 33 %. Avec l’annulation de la hausse des frais de scolarité décrétée par Pauline Marois quelques jours après l’arrivée du Parti québécois au pouvoir, la CADEUL n’a plus de mandat clair à défendre, d’où l’intérêt de voter de nouvelles positions. La CADEUL aura maintenant à développer des idées sur des grands thèmes, tels que le financement des universités, la gouvernance universitaire ou encore les droits étudiants. « Ça change beaucoup du contexte des dernières années pour les associations étudiantes », explique M. Bonneau. « On va pouvoir se positionner et dire : voici ce que les étudiants de l’Université Laval veulent pour l’avenir des universités. »

Mais le temps est restreint et selon le mode de fonctionnement de la CADEUL, il reviendra au caucus formé de représentants des associations étudiantes locales de tous les programmes membres de la CADEUL d’établir les positions. Donc avant de tenir un caucus spécial en vue du sommet, chaque association devra, au préalable, regrouper ses membres et prendre des positions sur des thèmes proposés par la CADEUL ou non. « On compte sur l’intérêt des exécutants locaux pour faire la promotion de tout ça », ajoute Martin Bonneau.

Effort de mobilisation 

Plutôt que d’appeler les étudiants à s’unir contre quelque-chose, la CADEUL doit maintenant convaincre ses membres de construire un mémoire à présenter au Sommet sur l’éducation. Un contexte bien différent du printemps dernier. «C’est un contexte bien particulier un sommet sur l’éducation. Je suis assez confiant que les étudiants vont se manifester », poursuit Martin Bonneau. « C’est la continuité du printemps dernier», renchéri son collègue, Romain Thibaud, vice-président aux communications.  La CADEUL ne sait toujours pas quand aura lieu le caucus spécial. Mais ce sera probablement avant le congé des Fêtes, le sommet devant avoir lieu en janvier ou février. En attendant, l’exécutif de la CADEUL propose aux associations locales de les aider à organiser les assemblées générales et à informer la communauté universitaire des enjeux à débattre. Une campagne d’information devrait être mise en branle sous peu sur les réseaux sociaux et à l’interne du campus. Rappelons que l’AÉLIÉS, association de deuxième et troisième cycles, tiendra pour sa part un sommet avant le sommet dans les prochaines semaines. Les dates sont toujours à déterminer.