Les étudiants en histoire et en anthropologie de l’Université Laval devront cesser de piqueter certains cours en raison du dépôt d’une injonction ce mardi.

L’injonction vise les cours d’ordre mondial au XXIe siècle et d’anthropologie du religieux. Elle a été émise mardi 31 mars par le juge Serge Francoeur de la Cour supérieure.

Catherine Leblond, étudiante en études internationales et langues modernes, est à l’origine de la demande. Son cours d’histoire avait été annulé en raison du piquetage, la semaine dernière.

L’assemblée générale de l’association des étudiants en histoire (AÉÉH) a décidé d’exclure le cours d’ordre mondial de son horaire de piquetage, « car il n’est pas contributoire au programme d’histoire », commente Cynthia Marmen, coordonnatrice de l’AÉÉH.

Mme. Leblond n’a pas souhaité répondre à nos questions, spécifiant seulement que son seul souhait est « de terminer mon BAC à temps ».

Dans sa requête, elle affirme notamment que sa demande est tributaire d’un voyage qu’elle planifie en Hongrie en mai prochain.

Mme. Leblond poursuit l’Université Laval pour 20 000 $ et les associations étudiantes d’histoire et d’anthropologie pour 10 000$ chacune. Toutefois, selon Mme Marmen, « il faut en comprendre que si l’étudiante peut terminer sa session, et obtenir son diplôme, aucun recours supplémentaire ne sera encouru par cette dernière ».

« Nous nous réjouissons que les tribunaux garantissent le droit d’accès aux classes aux étudiants. On dénote un effet d’entrainement sur le terrain depuis le début de la grève suite à nos nombreuses interventions dans les médias »,réagit Miguaël Bergeron, porte-parole de la Fondation 1625.