Ce n’est pas demain la veille que les cours débutant à 8h30 disparaitront à l’Université Laval. Ils pourraient toutefois être de moins en moins nombreux dans les prochaines années.

Les discussions entourant l’éventuelle construction d’un troisième lien ont trouvé écho jusque dans les bureaux de la haute direction de l’Université Laval dans les derniers mois. La question est de savoir si d’ajuster l’heure du début des activités réglerait une partie du problème. Moins d’étudiants emprunteraient ainsi les artères principales du réseau routier en voiture pour se rendre sur le campus aux heures de pointe.

« Dans un contexte où on aura des investissements et une proposition de transport en commun bonifiée, on considérera et on travaillera au réaménagement des horaires pour faciliter le transport », confirme la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.

Dans le contexte actuel où plusieurs projets émergent, elle constate que l’institution doit entrer en mode solution. « S’il y a Le Phare qui est en construction, s’il y a un troisième lien, si la tête des ponts est en réaménagement, c’est sûr que les axes principaux qui sont autour de notre campus vont être surchargés. Là, je sens qu’on a une responsabilité de faire partie de la solution. »

Pour prendre les meilleures décisions quant aux changements à apporter à l’horaire, elle compte s’appuyer sur des études portant sur l’apprentissage des étudiants. Jusqu’à maintenant, les rapports laissent croire qu’il serait préférable que les cours débutent plus tard. Le Cégep Lévis-Lauzon a décidé d’emprunter cette stratégie cette année.

La modération avant tout

La première rectrice de l’Université Laval précise que les cours de 8h30 ne doivent pas forcément tous commencer à 9h30. Une modulation doit être faite pour éviter d’autres répercussions. Plusieurs personnes pourraient changer leurs habitudes dans leur façon de se rendre à leurs cours.

« Je ne veux pas que la solution de revoir les horaires soit une solution pour qu’il y ait plus d’autos sur les routes autour du campus. Je veux que ce soit une solution qui accompagne un renforcement de la capacité de transport en commun. »

En réponse à la congestion routière, l’Université Laval a aussi appuyé la démarche étudiante du laissez-passer universel (LPU). Une meilleure collaboration avec la Société de transport de Lévis est d’ailleurs souhaitée dans ce dossier.

« C’est une de mes préoccupations, précise madame D’Amours. Je pense que, dans la discussion sur le laissez-passer universel, une harmonisation plus grande et une efficacité plus grande doivent aussi être au cœur de cette démarche-là. On a beaucoup d’étudiants sur la Rive-Sud. »