L’Université Laval lance cette semaine une séance de consultation publique sur les violences sexuelles. Nommée Faites entendre votre voix, celle-ci fait suite à une demande de la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, envers plusieurs universités de la province.  

En mars 2017, plusieurs journées de réflexion visant à contrer et à prévenir les violences sexuelles en milieu universitaire auront lieu un peu partout au Québec. Cinq d’entre elles sont déjà prévues à Montréal, Québec, Saguenay, Gatineau et Sherbrooke. À l’UL, plusieurs processus ont été enclenchés pour se préparer à ces évènements.

Ayant reçu le mandat de recueillir les opinions de la communauté lavalloise, le Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèlement (CPIMH) demande à tous de participer au rapport qu’il remettra à l’Assemblée nationale le 6 janvier prochain. L’organisme n’a que quelques semaines pour rassembler des données pertinentes sur le sujet.

Il est possible, en tant qu’étudiant ou qu’employé de l’UL, de contribuer à cette campagne de plusieurs manières. Un sondage Web, invitant les répondants à se prononcer sur les efforts à entreprendre en prévention, sécurité et gestion des plaintes en matière de violences sexuelles, est d’ailleurs disponible depuis le 24 novembre.

« Plus il y a de gens qui nous donnent leur avis, plus ça va être riche, puisque le but est d’avoir le pouls de notre campus », indique la directrice CPIMH Josée Laprade, soulignant que le dit questionnaire ne demande que quelques minutes à remplir.

Focus group et séance publique

Les personnes qui aimeraient s’impliquer davantage dans cette réflexion peuvent participer à trois panels interactifs. Chacune composée d’environ 14 membres, ces tables rondes fixeront les grands défis à relever sur le campus. Elles auront lieu le 5 décembre à 17 h, le 6 décembre à 11 h 30 et le 7 décembre à 9 h.

« Ça va nous apporter beaucoup et je souhaite ardemment que la population étudiante, malgré le fait que ce soit une période intense d’examens, s’investisse et se mobilise, poursuit Mme Laprade. C’est le moment de prendre la parole sur un enjeu tellement important. »

Enfin, une consultation officielle et publique pour l’Université Laval se tiendra le 12 décembre, sur l’heure du midi, dans l’amphithéâtre Hydro-Québec. Animation, associations étudiantes, discussions et témoignages seront au rendez-vous, promet la directrice.

Toujours des améliorations possibles

Devenus de véritables fléaux en milieu universitaire au Québec, les problèmes de violence sexuelle auraient surtout pris de l’ampleur au cours des cinq dernières années. « Les statistiques sont là. Quand on fait une revue de presse, on voit que ce sont presque toutes les institutions qui sont aujourd’hui visées », déplore Josée Laprade.

Selon cette dernière, le progrès passe, par exemple, par la formation des organisateurs à l’aube des diverses initiations facultaires, d’où plusieurs débordements ont déjà émané. « Si les comités et les personnes concernées avaient une formation sur le propre des violences faites, les conséquences sur les victimes et les mythes associés à la culture du viol, probablement que ça changerait », poursuit-elle.

Celle qui est également conseillère en orientation estime qu’une prévention en amont doit également se faire, avant même l’arrivée concrète des cégépiens à l’UL. « Ça prendrait une sensibilisation de tous ceux qui entrent à l’université, qui les renseignerait sur les ressources ici et à l’extérieur, raisonne-t-elle. On agirait encore plus. »


Pour toutes questions concernant l’implication dans ce dossier, contactez le CPIMH au cpimh@cpimh.ulaval.ca ou encore directement au local 3310 du pavillon Alphonse-Desjardins.

Pour s’inscrire au sondage, aux panels et à la grande séance publique, cliquez ici.