L’Université Laval envisage d’offrir la possibilité aux étudiants désirant s’inscrire au baccalauréat en science politique de pouvoir choisir de le compléter totalement en ligne. Impact Campus est allé interroger les étudiants sur cette nouvelle possibilité.

La plupart d’entre eux constatent une augmentation de l’offre de cours en ligne, entraînant un remplacement des cours en classe ou leur suppression. Les étudiants imputent cet effet aux coupes budgétaires.

Les avis sur ce projet sont partagés, mais l’argument principal reste que les cours en ligne sont un complément des cours en classe. De l’avis général, les premiers ne peuvent se substituer aux derniers. La majorité défend qu’il manque le contact social avec le professeur et les étudiants, mais également la possibilité de poser ses questions en direct.

Pour certains, comme Marc-Antoine et Félix, étudiants en science politique, offrir un tel bac serait une « aberration » et totalement « déconnecté de la réalité ». Pour d’autres, comme Émilie, qui complète des études en rédaction professionnelle, cette nouvelle possibilité offre des perspectives pour concilier le travail et les études. Quant à Rose, étudiante en microbiologie, elle qualifie cette offre de « curieuse ».

Le baccalauréat en ligne ne serait pas fait pour tous, comme l’a souligné l’ensemble des personnes rencontrées. Quelques étudiants pointent par contre qu’il donne la possibilité à une autre clientèle de bénéficier des cours universitaires, souvent des étudiants-parents qui ne peuvent être présents sur le campus, et leur permet d’organiser leur horaire comme ils le souhaitent.

La majeure partie des étudiants estiment qu’il y a une perte de valeur de ce bac. Selon Carolanne, étudiante en science politique et Stéphanie, en psychologie, le bac serait plus « facile ».

Les étudiants craignent en dernier lieu que l’offre de cours en ligne vienne à empiéter sur l’offre de cours en classe, et désirent garder le choix de pouvoir effectuer leurs cours en classe ou en ligne. Certains répondants disent prioriser les cours en classe, alors que d’autres préfèrent une méthode hybride qui combine les deux types d’enseignement.

Comme le rappelle Félix, la vie universitaire reste en définitive importante aux yeux des étudiants. Selon lui, rien ne peut remplacer l’école « normale », sans quoi on « enlève la valeur de moitié du baccalauréat. »