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Arts visuels, cirque, danse, musique et théâtre étaient à l’honneur le 8 février dernier à l’occasion de la deuxième édition du BAM [Bouillon d’art multi] réunissant des étudiants des cinq grandes écoles d’art de Québec. Plus de 800 personnes ont assisté à la présentation de performances montées au cours d’une fin de semaine intense de création au Musée national des beaux-arts de Québec (MNBAQ).

Dès que l’on pose le pied à l’intérieur du MNBAQ en ce froid mercredi de février, on se retrouve dans un autre monde, magique, effervescent et dynamique. Seul, à deux ou en groupe, on déambule dans ce décor grandiose, hôte d’une fourmilière de création. On se fait d’abord aspirer par l’œuvre du groupe mentoré par Geneviève Duong qui présente, dans l’escalier central du musée, Entre-Deux.

« Que feriez-vous si vous aviez plus de temps pour vous ? », demande un acteur en se promenant parmi les spectateurs. Derrière lui, une troupe de danseurs entame une lente descente des marches tandis que la musique et des voix préenregistrées commencent à se mêler à celle du lecteur. La foule est ensuite entraînée entre les danseurs dans les escaliers pour terminer la performance plus haut.

Une expérience enrichissante

À ce stade, plusieurs possibilités s’offrent au public : d’abord, la proposition du groupe de Geneviève Kérouac dans les escaliers suspendus. On se retrouve alors dans un cocon, serrés les uns contre les autres dans le bas des marches tandis que la performance à la fois drôle et touchante s’étale sur plusieurs étages.

Barbara Terrisse, finissante du Baccalauréat en théâtre, fait partie de cette équipe.  La jeune femme dit avoir adoré son expérience. « J’avais un peu peur le vendredi, je ne savais pas trop ce que j’allais pouvoir apporter à mon équipe, avoue Barbara. Mais on a tous passé par le même processus de création. On prenait les idées de tout le monde, il n’y avait pas quelqu’un de mis plus de l’avant. »

Selon elle, l’équipe a utilisé les forces de chacun afin de respecter le thème du BAM, les heures exquises, et la contrainte de l’équipe, la présence de matière organique. L’aide de Geneviève Kérouac s’est quant à elle avérée précieuse, alors qu’elle servait d’œil extérieur, tout en laissant les étudiants libres de créer. Barbara n’a ainsi que des bons mots pour l’organisation de l’événement, auquel elle recommande à tout étudiant en art de participer l’an prochain.

Un « ode à l’art contemporain »

Rosie Belley, étudiante à la Maîtrise en littérature et arts de la scène et de l’écran à l’UL, est du même avis. Elle fait partie de la troupe d’Alan Lake, qui présente son travail en continu dans la salle d’art contemporain, juste à côté des escaliers suspendus. On s’y retrouve donc par la suite pour admirer les étudiants s’animer à travers les œuvres d’arts, baignés par un éclairage tamisé et entourés d’objets hétéroclites.

L’étudiante assure qu’il s’agit de l’une de ses plus belles expériences de création. « On est juste assez sortis de notre zone de confort », croit-elle. Elle souligne aussi l’apport de son mentor, qu’elle décrit comme un « placier de moments ». Pour elle, l’objectif du BAM n’était pas le résultat final, mais bien le processus créatif et le fait de rassembler la relève.

Elle retiendra d’ailleurs les belles rencontres avec les membres de son équipe, où une bonne chimie s’est créée. Des discussions et des exercices physiques pour faire tomber les barrières leur ont permis de tisser des liens rapidement. « Moi, je le referais n’importe quand. C’est comme partir en camps de jour. Tu pars et tu oublies tout, assure-t-elle. On découvre, on sort de notre zone de confort, on partage des idées. Ça me fait croire en la création collective. Ça me donne foi en l’art et en la culture. »

Une organisation comblée 

Le responsable de l’événement, Émile Beauchemin, se dit très satisfait de son déroulement et de la grande participation du public. Il assure avoir reçu de très bons commentaires, tant de la part du public, des participants que des mentors. Il ajoute que ces derniers aimeraient même voir naître un tel événement dans le milieu professionnel.

Selon Émile, il y aura « sans aucun doute » une troisième édition l’an prochain. L’équipe en parle déjà avec grand enthousiasme ce qui, croit-il, est un bon indicatif de la qualité du projet. « On cherche toujours à voir comment on pourrait s’améliorer. Déjà, on a vu une grande évolution depuis l’an dernier », estime-t-il. Il souligne également l’apport de l’Université Laval, de l’organisation du Mois Multi et de l’équipe du MNBAQ qui les ont supportés tout au long du processus.

Au cours des prochains mois, il faudra surveiller le nom du « Groupe de la relève en arts de la scène », créé par des étudiants des cinq écoles fondatrices du BAM. Émile promet en effet de belles surprises.


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