Rencontres, expositions, tables rondes, animations, concours, conférences, c’est avec plus de 62 auteurs européens et québécois que les adeptes comme les néophytes pourront partager l’art de la bande dessinée au cours d’une bonne partie du mois d’avril.

Les représentants du neuvième art s’approprieront plus de 11 kiosques dispersés au Salon international du livre de Québec. «Je veux que les gens aillent au-delà du livre, qu’ils rencontrent les gens qui les créent. Je veux qu’ils en apprennent sur le métier d’auteur de bandes dessinées, qu’ils découvrent tout le travail qu’il y a derrière», explique Thomas-Louis Côté, directeur général pour une quatrième édition du FBDFQ.

Fausse représentation
«C’est faux que la bande dessinée s’adresse à un public jeune, exclusivement», soutient énergiquement Thomas-Louis Côté. Le mythe du livre simpliste demeure cependant dans plusieurs pensées. «Comme le roman, la bande dessinée est un genre en soi qui comporte une multitude d’autres genres», soutient-il. Des thématiques adultes, des récits de voyages, des documentaires et plusieurs autres subtils messages et revendications sont abordés par le mélange de l’écriture et
du dessin.

Monsieur Côté soutient qu’il aime que les gens découvrent d’autres choses que ce qu’ils lisent habituellement. «Beaucoup de gens ne connaissent que les grandes séries de la BD comme Tintin et Astérix, par exemple. Les activités du Festival de la bande dessinée francophone de Québec les amènent à chaque année, depuis 22 ans, à voir au-delà de leurs propres connaissances», poursuit-il.

Cette année, l’Atelier BD représente un arrêt obligé, selon le directeur général : «J’invite fortement les gens à venir voir travailler les auteurs à l’Atelier BD du Salon international du livre de Québec. C’est impressionnant de voir l’auteur dessiner un dessin qui nous apparaît hyper complexe, mais qu’il arrive à simplifier de façon incroyable.» Une interaction privilégiée et fort intéressante avec plusieurs auteurs talentueux.