Organisé par des étudiants en anthropologie de cinq universités québécoises, le FIFEQ est né d’une initiative montréalaise conjointe des universités de Montréal, McGill et Concordia. L’organisation s’est par la suite élargie et regroupe maintenant l’Université Laval, qui en est à sa quatrième année d’implication, et, depuis deux ans, l’Université du Québec à Chicoutimi. En plus de servir de vitrine aux jeunes cinéastes, le festival est un lieu d’échanges sur l’apport et la pertinence du média visuel dans l’étude des cultures et des sociétés. Andréanne Guindon, étudiante à la maîtrise en anthropologie et coordonatrice du volet lavallois du festival, explique: «C’est une façon de présenter l’anthropologie à des gens qui ne connaissent pas la discipline, et c’est aussi une façon pour les anthropologues de réfléchir à une manière de présenter l’anthropologie à travers l’image.»

La programmation de cette année est particulièrement chargée et diversifiée, notamment pour le volet international, signe du développement et de la réputation acquise par le festival au fil des ans. «On a une bonne visibilité dans les centres de recherche et les universités à travers le monde. Et la réponse est bonne, on a reçu plus de 100 films cette année», précise Andréanne Guindon, qui est membre du comité
organisateur de Laval depuis ses débuts.

Programmation lavalloise
Cette année, le FIFEQ présente quatre journées de projections à Québec. Au total, c’est près de 30 films qui ont été sélectionnés, autant pour leur qualité et leur diversité thématique que pour leurs perspectives variées et les réflexions anthropologiques qu’ils suscitent.

Ayant débuté avec la soirée de films étudiants, une particularité du volet lavallois, le 23 janvier dernier, le FIFEQ se poursuit cette fin de semaine avec des films ethnographiques d’un peu partout à travers le monde, notamment de l’Espagne, de la Belgique et du Niger. «Le samedi, c’est une journée plus grand public. L’idée, c’est vraiment de regarder des films. Le dimanche, il y aura une table ronde et on a rassemblé des films qui ont des approches différentes. Ce sera peut-être plus propice à la discussion, mais c’est super accessible aussi», affirme Andréanne Guindon, qui mentionne également que de la nourriture sera offerte gratuitement aux cinéphiles entre les projections. La table ronde du dimanche sera d’ailleurs très bien garnie, puisque ce sont les cinéastes-documentaristes Michel Brault, André Gladu et Jennifer Alleyn qui y participeront. La soirée de projection CIÉRACINÉ, organisée en collaboration avec le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) et consacrée cette année aux peuples autochtones du Brésil, clôturera le festival le 12 février.