Le monde de la musique émergente est parsemé d’embûches pour ceux qui tentent de percer seuls le voile de l’anonymat. C’est dans le but de venir en aide à ces artistes qu’a été créé le Salon de la musique indépendante de Québec (SMIQ), qui constitue un lieu de rencontre entre les artistes, les membres de l’industrie musicale et le public.

Co-organisateur de l’évènement, Marc Beaudet décrit le SMIQ comme «un endroit rêvé de réseautage et de formation pour les artistes indépendants». Un volet du Salon est en effet réservé exclusivement aux artistes, que ce soit pour un 5 à 7 entre artistes et médias de tous genres le vendredi soir, ou encore pour des conférences le samedi en journée sur les différents moyens de se placer ou de se faire connaître du public.

«On est tous dans le même bateau quand on n’est pas des académiciens, il faut faire fonctionner notre système D [débrouillardise]. Il existe trop peu d’évènements comme le SMIQ qui nous permettent de s’entraider réellement et de s’éduquer par rapport aux défis qu’on affronte chaque jour», explique Hugo Fleury, anciennement de Polémil Bazar, qui participe à l’évènement. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’est également organisée samedi après-midi une activité speedbooking. Les organisateurs de plusieurs grands festivals seront sur place et rencontreront durant sept minutes les bands qui se présenteront afin de vendre leur salade.

Mais le SMIQ s’adresse aussi au grand public qui souhaite découvrir les artistes indépendants. Deux soirées de spectacles seront présentées lors du Salon, au Cercle, le vendredi 24 et samedi 25 avril. La soirée du vendredi est totalement gratuite et permettra de rencontrer pas moins de neuf bands dont I.No, Flo et ZeBrick, de même que le groupe français JMPZ. Le samedi soir, la programmation entièrement francophone offrira trois groupes en prestation, soient Kodiak, Casabon et Movèzerbe.