PHOTO: Courtoisie

Photo: Anonyme Le trio s’est formé en 2000 : «Nous étions sans nom, sans prétention, sans projet précis autre que de s’amuser et d’apprendre à jouer d’un instrument», raconte Antonin au bout du fil, encore un peu endormi en ce mercredi midi. Ils sont trois : Alexander Ortiz (voix, basse, guitare), Vincent Lévesque (synthétiseurs, jouets, boîte à rythmes) et Antonin Marquis (batterie, percussions), ils viennent de Montréal et ont déjà deux albums distribués en Europe et en Amérique du Nord à leur actif. Le premier, Non, stop, je te plie en deux alliait des sons distordus de guitares électriques et de claviers, des rythmes robotiques, des percussions tribales et des textes confondants. Le deuxième, intitulé plus simplement Total Magic, mise sur le côté pop du magma d’airs disco et de rock brut. Pour vous donner une idée, Antonin cite Devo et Leonard Cohen («pour semer la confusion»), comme artistes fétiches…
À l’image de leur musique, les membres de la formation ont suivi plusieurs tangentes artistiques; Antonin a étudié en théories du cinéma et les deux autres, en arts visuels. Sur scène, lorsque la salle le permet, ils arborent d’immenses crânes conçus par Alex et Vincent. «Toute l’imagerie, l’esthétique, le art work du band (pochettes, posters, macarons, flyers) est conçu par eux», explique Antonin, qui est toutefois ravi de voir ce que leur musique inspire aux autres artistes, en vidéo notamment. «C’est rassurant de savoir que le visuel sur scène nous représentera bien, mais pour les vidéoclips, on laisse aller les autres, et c’est tout aussi intéressant!»

We are wolves semble nager dans un bonheur perpétuel. «On est en harmonie, créatifs, sains d’esprit, on a encore quelque chose à dire et les choses se placent d’elles-mêmes, sans qu’on ait besoin de rien forcer. Mon «rêve ultime» en musique est atteint !», confie-t-il.

Après son passage à l’Université Laval, le groupe s’engage dans un automne plutôt chargé en raison de la promotion du nouvel album. Après une tournée nord-américaine de trois semaines, les gars de We are wolves reviendront à Montréal pour tourner deux vidéoclips, avant de repartir pour l’Europe en novembre.