Dédié à la mémoire du soldat Michaël Joseph Dunn, ce film de guerre raconte une partie de l’existence de ce soldat, soit sa liaison avec une infirmière de guerre et sa participation au troisième segment de ce conflit armé.

L’importance accordée à l’histoire d’amour entre l’angélique infirmière, incarnée par Caroline Dhavernas, et le soldat Dunn, interprété par Paul Gross, détourne l’attention du film de sa vocation première. Dès lors, la bataille de Passchendaele devient uniquement un élément de fond à cette union. Le développement de cette liaison manque de profondeur et de précision. Des dialogues mieux fignolés ainsi qu’un approfondissement des sentiments des personnages auraient pu enrichir cette œuvre de guerre à saveur de romance.

La réalisation manque de finesse et est parfois perturbée par la présence d’éléments superflus. Par exemple, les scènes d’amour charnelles sont un ajout inutile: particulièrement celle qui se déroule entre le soldat et sa belle infirmière alors que l’arrière-plan nous montre les bombardements. Les scènes de guerre, quant à elles, nous donnent l’impression de se retrouver en plein milieu d’un jeu vidéo. Reste à souligner, toutefois, la réussite du dernier plan qui nous démontre l’ampleur du drame vécu.