La LNI, qui n’a plus besoin de présentation dans le domaine de l’improvisation, et ce, mondialement, est à l’origine de cet évènement rassemblant des joueurs de tous les coins de la planète, soit de la Belgique, de la France, du Maroc, du Bénin, du Congo, du Gabon et, bien sûr, du Canada.

Pendant ces deux jours, une équipe canadienne, nommée l’Équipe nationale, formée de joueurs francophones provenant de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et du Québec, affrontera deux autres équipes regroupant des joueurs des différents pays.

Pour le grand plaisir des amateurs de la LNI, l’Équipe nationale sera composée de deux stars de l’improvisation québécoise : Réal Bossé et Sophie Caron. «Ils sont les deux joueurs qui se promènent le plus et ils sont habitués de travailler avec des cultures différentes de la nôtre», explique M. Cournoyer, investigateur principal du projet, joint cette semaine par téléphone.

Un public critique
En lui demandant s’il pensait que l’équipe canadienne allait être favorisée ou allait détenir un avantage, M. Cournoyer explique que «le public à Québec est très, très critique; les gens ne votent pas pour la vedette, mais bien pour la qualité du jeu. Et puis, après tout, les gens viennent pour ça, voir des comédiens internationaux». Selon lui, le public a même tendance à être plus sévère avec les Québécois, car il a une très grande attente à leur égard.

Questionné sur la possibilité que les différents accents causent quelques troubles, Yves Cournoyer répond, en riant qu’il «l’espère!» Pour lui, tous ces pays parlent français, mais avec des mots qui veulent dire autre chose que le contexte auquel les gens de Québec sont habitués.

L’objectif de ce premier Sommet des ligues d’improvisation?  Donner un bon show! Et comme M. Cournoyer l’a si bien mentionné : «L’impro, ce n’est pas un spectacle d’humour, c’est souvent tragique, souvent dramatique. C’est du théâtre improvisé, pas que de l’humour!» C’est un rendez-vous!