Groupe culte de l’underground parisien depuis le milieu des années 1980, les Wampas se sont fait connaître du grand public avec la parution de Never trust a guy who after having been a punk is now playing electro, en 2003, exactement vingt ans après avoir vu le jour. L’album paraît sous Atmosphériques, une boîte déférente d’Universal qui leur assure une mise en marché grand luxe en France, comme au Québec, et contient la chanson «Manu Chao» – qui dénonce les artistes se disant de gauche et qui profitent d’un train de vie réservé habituellement à l’élite, qui devient un succès radio inattendu propulsant le groupe jusqu’aux Victoires de la musique.

Malgré toute l’attention médiatique dont jouissent les Wampas, l’opus suivant, Rock’n’roll part 9, ne connaît pas le succès escompté. Le premier extrait, «Chirac en prison», est interdit d’antenne à peu près partout en France et seules quelques radios publiques et indépendantes se permettent de le jouer. Didier Wampas – seul membre original de la formation toujours en poste derrière le micro – n’est pas surpris : il savait à quel genre de traitement il s’exposait en écrivant cette chanson sur les esquilles politico-financières auxquelles aurait été mêlé Jacques Chirac dont le statut de président de la République, à l’époque, octroyait l’immunité pénale. Les publicités de l’album sont même censurées.

Pour remédier à la situation et promouvoir leur disque, Les Wampas commencent donc une tournée qui durera 18 mois et qui les mènera de l’Europe jusqu’à l’Asie. De toute façon, c’est sur scène que le groupe est le plus à l’aise et c’est là que Didier Wampas, affublé de plumes et de paillettes, peut le plus facilement s’exprimer.Après ce marathon de concerts effrénés, les Wampas décollent pour la Suède en avril 2008 afin d’enregistrer leur nouvel album. Les Wampas sont la preuve que Dieu existe devrait donc constituer un retour aux sources pour le groupe qui renouerait avec le son négligé, mais percutant, de ses deux premiers albums, Tutti frutti et Chauds, sales et humides, parus respectivement en 1983 et en 1988.

Pour l’instant, on ne peut que spéculer sur le contenu de cette 10e galette. Il faudra attendre que les Wampas sautent sur les planches de la scène Première Ovation de l’Îlot fleuri, samedi prochain, pour apprécier leur nouveau matériel qu’ils nous livreront en primeur mondiale.